Les ressources humaines à l’Université de Montréal : le SCFP mise sur le changement pour redresser les relations de travail

Le personnel de soutien de l’Université de Montréal qui est représenté par les sections locales 1186, 1244 et 4338 du SCFP accueille favorablement l’arrivée d’une nouvelle direction à la tête des ressources humaines de l’Université de Montréal. Un redressement de la situation devenait impératif afin d’éviter qu’il y ait des répercussions sur les services ou sur le corps étudiant. La venue récente du vice-recteur aux ressources humaines et à la planification, Jean Charest, et l’arrivée de la nouvelle directrice des ressources humaines, Isabelle Dufour, pourraient sonner la fin de la récréation en matière de relations de travail. Ce changement arrive à point dans le plus grand établissement universitaire du Québec.

« Ils ont laissé trainer et s’empiler les dossiers litigieux. Ils abusent des recours juridiques; ils s’attaquent aux représentants syndicaux. Ces agissements ont eu des conséquences humaines et économiques importantes », selon le conseiller syndical du SCFP, Richard Quesnel.

« Le bureau du recteur laisse entendre qu’il considère les syndicats comme des partenaires, mais dans les faits, ça ne se reflète aucunement dans les relations de travail. Seulement dans la dernière année, pas moins de cinq officiers syndicaux ont été suspendus ou congédiés. Ce comportement antisyndical n’est pas digne d’une institution comme l’Université de Montréal », explique Richard Quesnel.

Depuis quelques années, les syndicats SCFP de l’Université de Montréal constatent une détérioration significative des échanges avec la direction.

« Nos membres apprécient en général les conditions de travail négociées au fil du temps et ont toujours été fiers de travailler pour une institution comme l’Université de Montréal. Par contre, les pressions budgétaires et la gestion répressive dans plusieurs secteurs ont un impact important sur le climat et le bien-être au travail. Nous souhaitons simplement que la direction tienne sa parole lorsqu’elle dit qu’elle veut travailler avec les syndicats, et que ça se concrétise avant que la situation ne se détériore davantage. Les prochaines semaines seront indicatives de cette réelle volonté de faire les choses autrement », conclut le conseiller syndical.

 

Partagez!