Jour de deuil national du 28 avril: une année difficile au Québec

Ce fût une année difficile pour les travailleurs du Québec. En 2016, il y a eu 217 décès, soit 80 accidents de travail et 137 personnes sont décédées de maladies professionnelles.

«C’est 217 de trop ! On ne doit pas perdre sa vie en la gagnant. On peut éviter de telles tragédies et ça passe par la prévention et l’éducation et, en ce jour de deuil national, nous réclamons justice pour toutes les personnes tuées ou blessées au travail», de déclarer Céline Giguère, conseillère syndicale responsable de santé et sécurité au travail pour le SCFP-Québec.

Afin de marquer cette journée de deuil, une vigile a été tenue devant l’Assemblée nationale à Québec. 217 croix ont été plantées afin de rappeler le décès évitable de ces travailleurs. Le nom de chaque personne décédée a été prononcé. Les participants ont tenu une minute de silence à 10h en leur mémoire.  

Cela fait 33 ans cette année que le Comité national de santé et de sécurité du SCFP a proposé de créer un Jour de deuil national pour les personnes tuées ou blessées au travail.

Au début de 1985, dans le cadre d’une conférence sur la santé et la sécurité au travail, notre président national d’alors, Jeff Rose, a proclamé le 28 avril Jour de deuil national. La même année, le Congrès du travail du Canada et ses syndicats affiliés ont adopté ce jour de commémoration à travers le pays. Dans plusieurs communautés, les conseils du travail organisent des cérémonies afin que les syndiqués rendent hommage aux personnes tuées ou blessées au travail. Les travailleurs en profitent également pour renouveler leur engagement à demeurer vigilant.

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