Rien ne va plus entre les cols blancs et l’administration Coderre-Marcoux de Montréal

En plein cœur des célébrations pour le 375e anniversaire de Montréal et à la veille de l’élection municipale, les cols blancs de la Ville préparent une campagne sans précédent pour dénoncer les relations de travail pourries et le non-respect du contrat qui les lie à l’administration. L’enjeu: l’administration refuse d’appliquer ce qui a été négocié en ce qui a trait à l’horaire flexible de près de 3500 travailleurs.   «Des milliers de personnes, et majoritairement des femmes, sont dépourvues d’un accommodement dûment négocié, qui a un impact majeur sur la conciliation travail-famille, sur les cas d’aidants naturels et sur les personnes qui ont des besoins médicaux particuliers. Ces personnes, à aucun coût pour la Ville, pouvaient arranger leur horaire sans s’appauvrir et ce, depuis plusieurs décennies. Maintenant, la Ville leur prive de ce droit», a expliqué Alain Fugère, président du SCFP 429.

Lorsque les cols blancs ont signé la convention collective l’année dernière, ils ont accommodé la Ville en réduisant de moitié le nombre d’heures qu’ils pouvaient « moduler ». Ils se sont entendus sur la question devant une médiatrice. Au lendemain de la signature de la convention collective, le directeur général de la Ville, Alain Marcoux, a annoncé à l’administration que dorénavant, l’horaire flexible était, en pratique, aboli.

«Évidemment, nous amenons ce dossier devant un arbitre, mais en attendant, nous dénonçons l’injustice et l’arrogance du directeur général Alain Marcoux et l’inertie du maire Denis Coderre. Le maire s’en fait pour son image et son 375e sans aucun égard pour les femmes et les hommes qui travaillent à la Ville et qui rendent les services aux citoyens», de dénoncer le président du syndicat.

Depuis la semaine dernière, au moins deux fois par semaine, des milliers des cols blancs de la Ville de Montréal tiennent des manifestations et rassemblements bruyants sur les lieux de travail pour attirer l’attention de l’administration sur le sort des personnes lésées. De plus, une campagne pour le grand public est en préparation afin de talonner Denis Coderre et son administration partout où il sera, que ce soit au bureau ou à un événement pour souligner le 375e, et ce minimalement, jusqu’aux élections municipales en novembre.

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