Forum sur les soins à domicile : du personnel du réseau public bien formé fait partie de la solution !

Alors que se déroule aujourd’hui et demain à Montréal, le Forum sur les soins à domicile, le Conseil provincial des affaires sociales du SCFP-Québec rappelle que la capacité de vieillir chez soi est un élément essentiel pour que les aînés continuent d’être autonome, actifs et engagés dans leur communauté. De plus, non seulement les personnes âgées préfèrent rester à domicile le plus longtemps possible, mais cette orientation permet des économies substantielles.

Cependant, le Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) s’inquiète de l’élargissement du recours à « l’économie sociale » en santé. Le transfert de l’offre de services publics des CLSC vers les organismes à but non lucratif (OBNL) est un symptôme direct du désengagement de l’État en santé. Le ministère se tourne de plus en plus vers ces entreprises privées en aide à domicile, non seulement pour les programmes d’aide à la vie domestique, mais aussi pour les programmes d’aide à la vie quotidienne.

Ces travailleuses et ces travailleurs ne reçoivent pas la même formation que les auxiliaires en santé et services sociaux (ASSS) du public et ne bénéficient pas d’une formation continue. Ils ne font pas partie du personnel du réseau de la santé et des services sociaux, conséquemment, l’intégration, le suivi et la coordination auprès de l’équipe multidisciplinaire s’en trouvent complexifié et trop souvent déficient.

Autre source d’inquiétude du CPAS lors de ce forum, on ne mentionne plus l’importance des CLSC dans le rouage des soins de la santé de qualité. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette continue de vider les CLSC au profit des groupes de médecine de famille (GMF) et des OBNL. Ce faisant, entre autres résultats néfastes, il détourne des ressources publiques au profit d’intérêts privés, réduit les services universels offerts par le réseau public et contribue à la réduction générale de l’accessibilité.

« Nous restons persuadés qu’il faut reconnaître et valoriser le travail du personnel du réseau public qui, dans un contexte toujours plus difficile, fait un travail extraordinaire auprès des personnes en perte d’autonomie. Cependant, la diminution des ratios de personnel par bénéficiaires et le recours aux CLSC amélioreraient encore plus les soins donnés à domicile », de déclarer Pierre Soucy, président du CPAS.

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