Les employés du CIUSSS de l’Estrie se mobilisent pour l’ajout de ressources et une véritable écoute

Ce mardi midi, des employés du CIUSSS de l’Estrie se sont rassemblés en grand nombre à Sherbrooke sur le site de l’Hôtel-Dieu. En réponse à de graves difficultés vécues par le personnel et conséquemment par les patients du CIUSSS, ils ont réclamé un réel ajout de ressources et des mécanismes qui leur permettront de proposer des solutions.

Leurs revendications concernent principalement le cercle vicieux du manque de ressources et de la pénurie de main-d’œuvre. Ce problème a des conséquences néfastes comme l’épuisement et la détresse des employés, de même que de nombreux incidents de violence à leur endroit.

Le rassemblement était organisé par la section locale 4475 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente plus de 5000 employés de la catégorie 2 sur tout le territoire du CIUSSS de l’Estrie. La catégorie 2 regroupe le personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers.

«En Estrie, les employés du réseau sont à bout. Il manque constamment de personnel dans les établissements parce que l’employeur a de graves difficultés à recruter et garder les employés. Cette situation fragilise dangereusement le réseau. Elle met en danger autant les patients que les employés. Pourtant, les patients ont droit à des services et des soins de qualité, et les employés ont droit à des conditions de travail saines et sécuritaires», a déclaré Sylvain Dufort, président du SCFP 4475.

«Nous en sommes à ramasser les pots cassés de la réforme Barrette et des années de compressions budgétaires. Pour tout réparer, il faut commencer par un vrai réinvestissement, et bien plus que du saupoudrage préélectoral. Les employés ont aussi beaucoup de solutions concrètes à proposer. C’est pourquoi nous tentons de négocier avec l’employeur des mécanismes de travail en comité qui nous permettront d’être entendus», selon Éric Bergeron, conseiller syndical au SCFP.

«Pour recruter et retenir le personnel, il n’y a pas 36 solutions: il faut rendre les emplois attrayants et offrir des conditions de travail intéressantes. Sur ces enjeux, nous sommes justement en négociation d’entente locale. Il y a un grand coup de barre à donner, et en attendant, ce sont les patients et les employés en poste qui écopent», a conclu Éric Bergeron.

Comptant près de 116 000 membres au Québec, le SCFP représente 23 680 membres dans le secteur de la santé et des services sociaux au Québec.

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