Paix industrielle menacée à la Ville de Montréal

L’administration montréalaise menace la paix industrielle qui régnait à la Ville. Les représentants des 27 000 employés de la Ville de Montréal partagent ce constat.

Les 8000 cols blancs sont en grève rotative depuis lundi et la direction de la Ville utilise des méthodes méprisantes pour tenter de miner le droit de grève. Du jamais vu!

« Utilisant un détail de procédure juridique, la Ville de Montréal tente de miner les droits des travailleurs en refusant tous les congés et les absences pour maladie demandés pendant les 37 jours de grèves rotatives. C’est immoral et odieux. Ils essaient d’humilier les travailleurs. Mais ça ne marchera pas! Au contraire, les personnes que j’ai vues sur les lignes de piquetage ce matin sont d’autant plus solidaires et déterminées », a déclaré Alain Fugère, président du Syndicat des cols blancs de Montréal (SFMM-SCFP 429).

Nous avons saisi d’urgence la Commission des relations de travail (CRT) pour qu’elle tranche sur la question des congés refusés. Nous sommes en attente d’une décision.

« Nous voulons négocier une entente juste, garder l’expertise à l’interne et augmenter nos salaires pour arriver à assumer le coût de la vie », a ajouté le président du Syndicat. « Nous sommes à la croisée des chemins. C’est à la Ville maintenant de démontrer qu’elle veut une entente juste et équitable.»

Les cols blancs de Montréal sont sans contrat de travail depuis 4 ans.

 

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