Négociations difficiles à l’IRSST

Ce mercredi, les quelque 120 employés syndiqués de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) soulignent un anniversaire: ils sont sans convention collective depuis exactement un an. Après 13 séances de négociation tenues depuis février 2017, ils constatent peu de progrès et s’interrogent sur une situation paradoxale.

Alors que l’Institut détient une expertise fine et unique en santé et en sécurité du travail, domaine paritaire par excellence, le syndicat et ses membres déplorent une gestion souvent éloignée des meilleures pratiques. Les lacunes observées touchent par exemple à la mobilité interne, à la transparence, à l’équité et à la reconnaissance. Ces questions sont au cœur du litige, en plus d’autres plus traditionnelles, comme les vacances, les congés sociaux et le statut des temporaires.

«Nous voulons conclure très bientôt une convention collective qui clarifiera les règles du jeu. Par exemple, nous voulons des mécanismes d’évaluation au plan de classification plus équitables, plus objectifs et semblables à ceux du milieu universitaire et de la recherche du Québec. En somme, vu l’expertise de l’Institut, nous souhaitons être des cordonniers mieux chaussés», a expliqué Mireille Lacharité, présidente du syndicat, section locale 2957 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

«Les employés se sont montrés fortement mobilisés en faveur de leur comité syndical de négociation et ils entendent continuer. Pour eux, il est temps que la direction de l’Institut reconnaisse véritablement le rôle positif que peuvent jouer le syndicat et l’approche paritaire», de préciser la présidente.

Le 31 octobre 2017 en assemblée générale syndicale, les employés se sont prononcés en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. À la demande de l’employeur, un médiateur a été nommé au dossier le 15 décembre 2017. Une première séance de négociation en sa présence a eu lieu le 17 janvier 2018. La prochaine est prévue le 30 janvier 2018.

La mission de l’Institut est de mener des recherches pour éliminer les risques d’atteinte à la santé et à la sécurité des travailleurs et travailleuses, et pour favoriser leur réadaptation. 40% des employés relèvent du groupe technique ou de bureau; les 60% restants sont des professionnels et professionnelles affectés à des activités de recherche.

Comptant près de 116;000 membres au Québec, le SCFP représente quelque 10;200 membres dans les universités.

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