2006-01-05 00:00:00Nouvelle

Éducation postsecondaire et campagne fédérale
La Fédération étudiante universitaire du Québec et les partenaires syndicaux des universités interpellent les chefs des partis politiques fédéraux


Les membres de la Table des partenaires universitaires ont rencontré la presse jeudi après-midi au centre-ville de Montréal. Ci-dessus, de gauche à droite, Carole Neill du secteur universitaire du SCFP, Bernard Gaucher de la Fédération du personnel professionel des universités et de la recherche, François Vincent de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Cécile Sabourin de la Fédération québécoise des professeurs et professeures d'université et Ronald Cameron de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (CSN). N'apparaissant pas sur la photo, mais présent lors du point de presse, Michel Tremblay de la Fédération des professionnèles (CSN). ©Photo Service de l'information SCFP
Les membres de la Table des partenaires universitaires (TPU), dont le SCFP, ont aujourd'hui rendu publique la Déclaration commune des organisations syndicales et étudiantes du réseau universitaire du Québec. Cette déclaration presse les partis politiques fédéraux de s'engager à augmenter les transferts fédéraux aux provinces pour l'éducation postsecondaire et demande au gouvernement du Québec de s'engager à réinvestir dans les universités.

Par ailleurs, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) s'étonne que l'annonce effectuée aujourd'hui par le Premier ministre Paul Martin ne fasse aucune référence aux transferts fédéraux, ce qui fait pourtant consensus au Québec comme au Canada.

Parlons éducation. Parlons transferts fédéraux!
Déjà depuis quelques années et particulièrement depuis les derniers mois, les acteurs du monde de l'éducation, étudiants, administrations universitaires et enseignants ont fait savoir au gouvernement fédéral que la grande priorité en éducation devait absolument être l'augmentation des transferts fédéraux en éducation postsecondaire.

Ce consensus pancanadien des acteurs de l'éducation s'est aussi vu renforcer par un appel unanime des provinces par la voie du Conseil de la fédération qui mentionnait à son tour que, d'un bout à l'autre du Canada, la priorité des priorités en éducation postsecondaire passe par une augmentation substantielle des transferts fédéraux.

«Pour la FEUQ, comme pour l'ensemble des acteurs pancanadiens qui travaillent dans le monde de l'éducation, c'est très clair: les transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire doivent être augmenter de plus 4 milliards de dollars», a rappelé François Vincent, président de la FEUQ.

À ce jour, la plupart des partis fédéraux ont pris position sur la question des transferts fédéraux. Gilles Duceppe et Jack Layton ont déjà annoncé qu'ils étaient en faveur d'une augmentation de plus de quatre milliards de dollars. Du côté des conservateurs, Stephen Harper a annoncé qu'il était favorable à l'augmentation des transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire, mais qu'il entendait s'attaquer au règlement du déséquilibre fiscal prioritairement.

Ainsi, seul Paul Martin demeure complètement muet sur la question des transferts et préfère détourner le débat.

Les annonces de Paul Martin très décevantes pour le Québec
Contre toutes attentes, au lieu de répondre au consensus pancanadien en faveur de l'augmentation des transferts fédéraux, Paul Martin a aujourd'hui préféré ignoré la question à l'occasion de l'annonce de ses engagements en éducation postsecondaire. «Cette annonce ressemble davantage à une nouvelle réchauffée qu'à une initiative visant à vraiment régler le problème de sous financement chronique des universités», s'est exclamé François Vincent.

La demande du Québec et du Canada est pourtant limpide: augmenter les transferts fédéraux aux provinces pour l'éducation postsecondaire de 4 milliards de dollars... tel que promis par Paul Martin lui-même lors de la dernière campagne électorale.

«Toute la question est de savoir si Paul Martin renie son engagement d'augmenter les transferts de quatre milliards. Après un an sans avoir livrer la marchandise, son silence ne laisse pas présumer qu'il entend respecter sa parole», de conclure le président de la FEUQ.
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