Nouvelle
2012-06-18 14:22
Journée de mobilisation
Le SCFP dénonce les compressions dans les
services de santé aux réfugiés
Au moins 200 personnes manifestaient contre
le gouvernement Harper devant les bureaux de Citoyenneté et
immigration Canada dans le centre-ville de Montréal.
Photos Service de l'information SCFP
L’association canadienne Médecins pour les
soins aux réfugiés signale qu’ils craignent que certaines personnes
décident de payer l'épicerie plutôt que les médicaments dont ils
ont besoin pour soigner leur diabète ou une autre maladie grave.
Ces médecins avertissent que le système de santé prendra un coup à
un autre niveau lorsque ces personnes atterriront aux urgences.
Pour justifier sa décision, le gouvernement conservateur a prétendu
que les réfugiés profitaient de meilleurs soins de santé que les
Canadiens. Dans les faits, les réfugiés et les Canadiens à faible
revenu ont accès aux mêmes services, alors que de nombreux
Canadiens ont accès à l’assurance-médicaments, à l’assurance
dentaire et à l’assurance oculaire par le biais d’un régime
d’assurance de leur employeur. S’il existe un écart entre les
couvertures, on devrait le combler en créant une
assurance-médicaments universelle et non en retirant le soutien aux
plus vulnérables.
«Ces compressions injustes se fondent sur des arguments
fallacieux» soutient le président national du SCFP Paul
Moist. «Refuser des soins à des
personnes vulnérables et traumatisées qui souvent fuient des
situations invivables, c’est abject et cruel.»