Nouvelle
2012-06-13 15:15

Congrès du Conseil provincial des affaires sociales Du métier et du cœur à Rouyn-Noranda!

Lucie Levasseur et Denis Bolduc entourés de Michel Jolin, Marco Lutfy et Paul-André Clermont
Lucie Levasseur et Denis Bolduc, présidente et secrétaire général du SCFP-Québec, entourés (à gauche) de Michel Jolin, Marco Lutfy et (à droite) Paul-André Clermont devant le centre des congrès de Rouyn-Noranda.
Photo Service de l'information SCFP
Depuis mardi, environ 150 personnes sont réunies à Rouyn-Noranda dans le cadre du congrès du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) sous le thème Du métier et du cœur! Le CPAS regroupe les 63 syndicats locaux SCFP présents dans le secteur de la santé et des services sociaux québécois. Au total, ces syndicats regroupent eux-mêmes quelque 20,000 membres. Les travaux du congrès se terminent jeudi.

En matinée mercredi, Marco Lutfy, le président du CPAS, a dévoilé «l’Opération Valorisation». Une discussion a suivi et les délégations présentes ont approuvé le financement de cette campagne de mise en valeur des membres. Toujours mercredi, en après-midi, la présidente du SCFP s’est adressée à l’assemblée des délégués. Puis, la professeure Henriette Bilodeau est venue parler d’hygiène et salubrité dans les établissements de santé au Québec, un sujet de grande préoccupation.

Périsoignantsce lien sera ouvert dans une nouvelle fenêtre.
On sait qu’une grande partie des membres du CPAS travaillent dans l’ombre. Ces personnes accomplissent des tâches indispensables au bon fonctionnement du système de santé québécois et elles contribuent ainsi à la qualité des soins dispensés. Ce sont, par exemple, les préposés aux bénéficiaires, à l’entretien ménager, aux dossiers médicaux, etc.


Quelques-unes des affiches dévoilées lors du lancement de l'Opération Valorisation
Photo Service de l'information SCFP
La campagne que vient de lancer le CPAS veut faire sortir de l’ombre ces héros méconnus qui œuvrent aux côtés des groupes médicaux. Pour ce faire, le CPAS a adopté une nouvelle désignation pour identifier ces membres. Dorénavant, ils seront connus comme des «périsoignants».

Ce terme périsoignant réfère aux employés des établissements qui relèvent du système de santé et de services sociaux, autres que le personnel médical et infirmier. Le néologisme est formé du préfixe «péri», venant du grec et signifiant «autour»; et de «soignant», du verbe «soigner», «qui soigne».

Les périsoignants assument une foule de tâches dans le prolongement des soins de santé. Ce sont, par exemple, les préposés aux bénéficiaires, à la préparation des médicaments, à la réadaptation physique, à l'accueil, à l'entretien ménager, à la lessive, aux cuisines, à l'administration, ainsi que les différents corps de métier des établissement de santé ou de services sociaux: plombier, menuisier, mécanicien de machines fixes, etc.

Allocution de la présidente

La présidente du SCFP-Québec, Lucie Levasseur, a profité de son passage pour s'adresser aux délégations présentes. Elle a d’abord félicité le CPAS et ses syndicats locaux des batailles menées contre les partenariats public-privé (PPP). À cet égard, elle a souligné que «grâce à la vigilance des sections locales et à l’implication des membres, le CPAS a fait reculer le gouvernement pour l’Hôtel-Dieu du CHUQ, à Québec. Évidemment, a-t-elle ajouté, gagner une bataille, ce n’est pas comme gagner la guerre: il faut garder l’œil ouvert, surtout en ce qui concerne les CHSLD. Plus la population vieillit, plus les besoins sont grandissants et plus le gouvernement voudra faire croire à la population que le mode PPP est préférable pour les contribuables, alors qu’on sait que c’est faux!»

Dans un autre ordre d’idées, Lucie Levasseur a rappelé les actions menées dans le cadre de la campagne publique sur les régimes de retraite. Pour l’essentiel, sur ce sujet, elle a fait remarquer qu’au SCFP, «on dit qu’il faut protéger nos acquis, d’abord et avant tout: les employeurs ne doivent pas se servir de notre caisse de retraite pour autre chose. C’est notre travail, c’est notre sueur qui a ramassé cet argent-là pour qu’on puisse avoir une retraite qui a du bon sens! Des retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté, ça ne devrait pas exister! On se bat pour vivre décemment, mais aussi pour vieillir décemment!»

Enfin, elle a abordé la question des négociations de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, le fameux Accord économique et commercial global (AÉCG). «Notre plus gros problème avec l’AÉCG, a-t-elle dit, ce sont des clauses qui donneraient aux multinationales qui investissent ici un pouvoir sur l’eau, le transport, l’énergie et les soins de santé, entre autres. L’Accord limiterait la capacité de nos gouvernements à mettre en place des politiques sociales et environnementales! Ça n’a aucun sens: en démocratie, on ne doit pas se faire dicter par des compagnies comment on doit vivre! Il faut à tout prix éviter la mainmise sur nos services publics», de conclure la présidente.

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