Lucie Levasseur et Denis Bolduc, présidente
et secrétaire général du SCFP-Québec, entourés (à gauche) de Michel
Jolin, Marco Lutfy et (à droite) Paul-André Clermont devant le
centre des congrès de Rouyn-Noranda.
Photo Service de l'information SCFP
Quelques-unes des affiches dévoilées lors du
lancement de l'Opération Valorisation
Photo Service de l'information SCFP
La campagne que vient de lancer le CPAS veut faire sortir de
l’ombre ces héros méconnus qui œuvrent aux côtés des groupes
médicaux. Pour ce faire, le CPAS a adopté une nouvelle désignation
pour identifier ces membres. Dorénavant, ils seront connus comme
des
«périsoignants».
Ce terme périsoignant réfère aux employés des établissements qui
relèvent du système de santé et de services sociaux, autres que le
personnel médical et infirmier. Le néologisme est formé du préfixe
«péri», venant du grec et signifiant «autour»; et de «soignant», du
verbe «soigner», «qui soigne».
Les périsoignants assument une foule de tâches dans le prolongement
des soins de santé. Ce sont, par exemple, les préposés aux
bénéficiaires, à la préparation des médicaments, à la réadaptation
physique, à l'accueil, à l'entretien ménager, à la lessive, aux
cuisines, à l'administration, ainsi que les différents corps de
métier des établissement de santé ou de services sociaux: plombier,
menuisier, mécanicien de machines fixes, etc.
Allocution de la présidente
La présidente du SCFP-Québec, Lucie Levasseur, a profité de son
passage pour s'adresser aux délégations présentes. Elle a d’abord
félicité le CPAS et ses syndicats locaux des batailles menées
contre les partenariats public-privé (PPP). À cet égard, elle a
souligné que
«grâce à la
vigilance des sections locales et à l’implication des membres, le
CPAS a fait reculer le gouvernement pour l’Hôtel-Dieu du CHUQ, à
Québec. Évidemment, a-t-elle ajouté,
gagner une bataille, ce n’est pas comme
gagner la guerre: il faut garder l’œil ouvert, surtout en ce qui
concerne les CHSLD. Plus la population vieillit, plus les besoins
sont grandissants et plus le gouvernement voudra faire croire à la
population que le mode PPP est préférable pour les contribuables,
alors qu’on sait que c’est faux!»
Dans un autre ordre d’idées, Lucie Levasseur a rappelé les actions
menées dans le cadre de la campagne publique sur les régimes de
retraite. Pour l’essentiel, sur ce sujet, elle a fait remarquer
qu’au SCFP,
«on dit qu’il faut
protéger nos acquis, d’abord et avant tout: les employeurs ne
doivent pas se servir de notre caisse de retraite pour autre chose.
C’est notre travail, c’est notre sueur qui a ramassé cet argent-là
pour qu’on puisse avoir une retraite qui a du bon sens! Des
retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté, ça ne devrait pas
exister! On se bat pour vivre décemment, mais aussi pour vieillir
décemment!»
Enfin, elle a abordé la question des négociations de libre-échange
entre le Canada et l’Union européenne, le fameux Accord économique
et commercial global (AÉCG). «
Notre plus gros problème avec l’AÉCG,
a-t-elle dit,
ce sont des clauses
qui donneraient aux multinationales qui investissent ici un pouvoir
sur l’eau, le transport, l’énergie et les soins de santé, entre
autres. L’Accord limiterait la capacité de nos gouvernements à
mettre en place des politiques sociales et environnementales! Ça
n’a aucun sens: en démocratie, on ne doit pas se faire dicter par
des compagnies comment on doit vivre! Il faut à tout prix éviter la
mainmise sur nos services publics», de conclure la
présidente.