Nouvelle
2012-03-12 11:40
L’opposition des municipalités à l’AECG
s’intensifie
Manifestation contre l'AECG devant
l'Assemblée nationale le 8 décembre dernier.
Photo Clément Allard
Cette entente d’une grande portée aurait pour
la première fois le pouvoir d’astreindre les municipalités à des
règles internationales controversées qui modifient les façons dont
les gouvernements locaux peuvent gérer les fonds publics. Les
règles d’achat local, les incitatifs à l’embauche locale et les
règles d’achat au Canada seraient d’emblée frappés d’interdit.
«Cette opposition ira en
s’accroissant alors que les Canadiens seront de plus en plus
nombreux à apprendre la vérité sur cette entente secrète. Nous
demandons la suspension des négociations et la publication pleine
et entière de tout ce que le Canada et les provinces ont déposé à
la table de négociation, notamment dans le domaine des services
publics comme l’eau ou encore l’élaboration de politiques comme la
création d’emplois locaux», selon le président national du
SCFP, Paul Moist.
Aucune discussion publique n’a porté sur les répercussions de
l’AECG, et les informations qui ont filtré jusqu’à maintenant n’ont
rien pour rassurer. L’automne dernier, le SCFP et le Conseil des
Canadiens ont organisé une grande tournée nationale dont l’objectif
était de jeter un peu d’éclairage sur les problèmes qui seraient
engendrés par l’AECG.
«Dans toutes les villes que nous
avons visitées, le message des citoyens était très clair. Les
Canadiens veulent que leur municipalité soit en mesure de prendre
des décisions d’intérêt public dans des dossiers comme la création
d’emplois locaux, les politiques d’achat local et la protection de
l’environnement. De plus, les Canadiens ne veulent pas d’une
entente qui aura pour effet d’encourager une intensification de la
privatisation des services publics comme l’eau, les soins de santé
et les services postaux», selon la présidente nationale du
Conseil des Canadiens, Maude Barlow.