2010-03-16
16:53:08Nouvelle
Négociations dans les secteurs public
et parapublic
Le Front commun dénonce la lenteur des négociations et
l’inertie patronale
Daniel Boyer, vice-président FTQ, Louis Roy, vice-président CSN et
Régine Laurent, SISP, lors d'une conférence de presse en novembre
dernier.
Photo archives SCFP
Le Front commun SISP-CSN-FTQ regroupant 475 000 employés des
secteurs public et parapublic dénonce la lenteur des négociations
et l’inertie du gouvernement, alors que l’objectif est toujours de
convenir des conventions collectives d’ici le 31 mars prochain.
«Nous sommes choqués de
l’attitude du gouvernement et des comités patronaux de négociation
qui rend presque irréalisable un règlement à l’échéance des
décrets, comme nous le souhaitions, et comme le souhaite également
la présidente du Conseil du trésor, du moins selon ce qu’elle
affirme. C’est bloqué, complètement bloqué», affirme la
porte-parole du SISP, Dominique Verreault.
Le Front commun déplore aussi que l’engagement de la ministre
Monique Gagnon-Tremblay, lors de sa rencontre avec les dirigeants
du Front commun le 19 février dernier, ne se soit aucunement
concrétisé aux tables de négociation. «Nous observons depuis ce temps que les
pourparlers piétinent dans la plupart des cas. Nous constatons une
absence de mandats du côté patronal pour traiter les dossiers
prioritaires et, en plus, on nous impose des préalables tels
qu’accepter les exigences patronales – c’est-à-dire des reculs
importants aux conditions de travail – avant de parler de nos
priorités. Bref, rien pour nous permettre d’atteindre l’objectif de
régler à court terme», affirme le vice-président de la CSN,
Louis Roy.
Il faut s’entendre à tous les
niveaux
Pour le Front commun, il n’y aura pas d’entente globale sans que
soient intervenues des ententes au niveau sectoriel, ce qui
signifie que pour atteindre l’objectif du 31 mars, les travaux
sectoriels doivent impérativement débloquer et entrer dans une
phase d’intensification.
Les représentantes et représentants syndicaux ont signifié à
maintes reprises que les tables sectorielles étaient toutes prêtes
à négocier en fonction des priorités retenues et à cheminer vers un
règlement rapide et satisfaisant. «Ces priorités et ces propositions sont
identifiées comme étant les problèmes vécus par nos membres et par
la population. Pour en arriver à un règlement, la partie patronale
doit préciser ses propositions et surtout renoncer aux énormes
récupérations sur les conditions de travail qui sont sur toutes les
tables et qui nous empêchent d’avancer», ajoute Daniel
Boyer, vice-président de la FTQ.
Quant aux négociations à la Table centrale, le Front commun a
répondu point par point à la proposition gouvernementale en
montrant une ouverture sur chacun de ces points, y associant les
contreparties et les balises syndicales nécessaires pour en arriver
à une entente. Le gouvernement n’a toujours pas donné suite à cette
ouverture.
Le Front commun demande au gouvernement d’établir, conjointement
avec la partie syndicale, un échéancier serré pour les trois
prochaines semaines permettant d’arriver dans les délais prévus.
Revendications
Le Front commun revendique des hausses de salaire de 2 % par année
afin de protéger le pouvoir d’achat des salariées et des salariés.
De plus, il veut entreprendre un rattrapage salarial afin de rendre
les salaires versés dans le secteur public plus concurrentiels. À
cet égard, il demande un rattrapage salarial annuel de 49 cents
l’heure en moyenne, ce qui équivaut à 1,75 % du salaire moyen.
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