2008-07-04 08:42:14Nouvelle

En marge du lock-out au Journal de Québec
Ils plaident non coupables

Bernard Plante
Le journaliste Bernard Plante fait face à trois chefs d’accusation pour avoir contrevenu à des ordonnances de la cour.
Photo archives MédiaMatinQuébec
(MMQ) Accusés il y a quelques semaines d’avoir contrevenu à une ordonnance de non-publication, le journaliste Bernard Plante, Quebecor Média, Canoë, Corporation Sun Média et le Journal de Québec ont répondu, hier, de ces accusations lors de leur comparution au palais de justice de Québec.

C’est par l’entremise de leurs avocats respectifs que les accusés ont tous enregistré un plaidoyer de non-culpabilité devant le juge Michel Babin.

Employé de l’agence Nomade dont les textes alimentent le site Internet Canoë ainsi que les pages du Journal de Québec depuis le début du conflit au quotidien de l’avenue Béchard, Bernard Plante, 52 ans, fait face à trois chefs d’accusation pour avoir contrevenu à des ordonnances de la cour.

Quant à l’entreprise Quebecor Média, société mère de Corporation Sun Média (le Journal de Québec) et de Canoë, elle fait face à deux chefs d’accusation de même nature.

La poursuite reproche notamment à Bernard Plante d’avoir omis de se conformer à une ordonnance de non-publication rendue par le tribunal, et ce, à trois reprises, soit le 3 avril, le 30 avril et le 6 mai.

On reproche au journaliste d’avoir rédigé des articles rapportant en détail des éléments de preuve divulgués au palais de justice de Québec lors des enquêtes sur remise en liberté de Jacques Vachon (inculpé d’agression sexuelle), le 3 avril, et d’Yvan Paré (accusé de conduite en état d’ébriété causant la mort), le 30 avril. Ces informations étaient frappées d’une ordonnance de non-publication.

En reprenant, le 6 mai, certaines des informations contenues dans son article du 3 avril, le journaliste aurait de nouveau outrepassé l’ordonnance.

L’entreprise fait face, quant à elle, à deux chefs d’accusation pour avoir diffusé les articles en question.

Le dossier reviendra devant le cour pour orientation le 25 août.

Rappelons que le 17 juin, le Journal de Québec (Corporation Sun Média) et Canoë ont été condamnés à 23,000$ d’amende pour avoir publié un texte du journaliste Hubert Lapointe dans lequel il identifiait la victime d’une agression sexuelle, en contravention d’une autre ordonnance de non-publication.

Le journaliste Lapointe, à l’emploi de Canoë, a obtenu une absolution inconditionnelle en échange d’un don de 10,000$ à un organisme de bienfaisance de Québec.

Rappelons également que les journalistes Plante et Lapointe sont au nombre des personnes visées par la plainte déposée par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) devant la Commission des relations du travail relativement à la disposition de la loi sur les briseurs de grève dans le dossier du conflit au Journal du Québec.

Une décision doit être rendue sous peu à cet égard par la commissaire Myriam Bédard.
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