2008-07-03 08:15:43Nouvelle

Le président de la FTQ salue la lutte des lockoutés
Le MédiaMatinQuébec toujours ouvert


Le directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique au Québec, Michel Bibeault, a reçu les félicitations de Denis Bolduc, président du syndicat de la rédaction, du conseiller syndical Sylvain Blanchette et de Jocelyne Martineau, présidente du syndicat de l’imprimerie, suivant l’acceptation de l’entente de principe par les syndiqués du Journal de Québec.
Photo Didier Debusschère
Reportage photo
(MMQ) L’annonce d’une entente de principe entre le Journal de Québec et les syndiqués ne signifie pas la fermeture du MédiaMatinQuébec.

Au cours des prochaines semaines, le MMQ poursuivra ses activités normalement, jusqu’au retour définitif au travail.

Le MMQ continuera donc de vous servir ses lecteurs avec le même professionnalisme auquel il nous avons habitué au cours des derniers mois.

On invite également tous les annonceurs, qui lui sont fidèles depuis le début du conflit au Journal de Québec, à continuer de l’encourager et à acheter de la publicité dans ses pages. Ce précieux soutien a été des plus importants depuis le 22 avril 2007. Au fil des mois, le pari d’encourager l’information locale nous a permis de faire valoir les intérêts de la Vieille Capitale et d’y conserver des emplois de qualité. Le meilleur exemple en est le retour des petites annonces à Québec, d’abord déménagées à Kanata.

Nous vous informerons donc de la date de fermeture du MMQ au cours des prochaines semaines.

Une entente acceptée
(MMQ) Les employés syndiqués du Journal de Québec ont accepté à très forte majorité l’entente de principe survenue dans la nuit de mardi à hier. Cette ratification pave la voie au dénouement du plus long conflit de l’histoire de la presse écrite francophone au Canada. Plus précisément, les employés de bureau ont accepté l’entente à 98%, les employés de l’imprimerie, à 85%, et ceux de la rédaction, à 98%.

L’entente de principe établit les paramètres du règlement du conflit. D’une durée de cinq ans à compter de sa signature, l’entente prévoit des augmentations salariales de 2,5% par année, le rapatriement du service des petites annonces de Kanata à Québec, la semaine de travail de 37,5 heures sur quatre jours pour l’ensemble des syndiqués (37,5 heures sur cinq jours pour le service des petites annonces), une semaine de vacances de plus pour les employés temporaires occasionnels ayant 10 ans ou plus d’ancienneté, l’introduction d’un plancher d’emploi garantissant le nombre de journalistes et de photographes en poste pour maintenir une couverture locale de qualité à Québec tout en permettant le multimédia, des modifications dans le mode d’exploitation des presses en échange d’une garantie d’investissement de l’employeur dans de nouveaux équipements, l’instauration d’un programme d’indemnités de départ (retraite anticipée) offrant quatre semaines de salaire par année de service jusqu’à 18 mois (accompagné d’une possibilité d’emploi à Vidéotron pour les employés de bureau touchés).

Le retour au travail au Journal de Québec n’aura pas lieu avant quelques semaines. Les parties doivent maintenant convenir du redémarrage de l’entreprise. D’ici là, le quotidien gratuit MédiaMatinQuébec continuera d’être publié et distribué par les syndiqués.

Le porte-parole des travailleurs en conflit, Denis Bolduc, s’est dit «très satisfait de l’entente et fier de la solidarité et de la détermination de ses 252 membres». Il a aussi remercié la population et les annonceurs de leur soutien depuis plus de 14 mois. Il les a de plus invités à continuer à «les appuyer jusqu’au retour au travail».

Par ailleurs, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, a exprimé sa satisfaction de voir ce long conflit de plus d’un an se terminer par la conclusion d’un accord satisfaisant les deux parties.

«Il faudra retenir que c’est à la table de négociation que se règlent les conflits. Le lock-out au Journal de Québec a démontré une fois de plus que la solidarité, l’entraide et l’imagination des travailleurs peuvent faire la différence», a affirmé M. Arsenault.

La FTQ tient également à remercier la population de Québec qui n’a cessé d’encourager les travailleurs qui, comme moyen de pression, ont lancé leur propre publication: le MédiaMatinQuébec. «La solidarité des gens de Québec à l’endroit des artisans du Journal de Québec doit être saluée. Cette solidarité a été, tout au long du lock-out, le pain et le beurre des travailleurs», a dit en terminant Michel Arsenault.
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