2007-06-29
00:00:00Nouvelle
Lock-out au Journal de Québec
La CSQ lève des fonds
Le porte-parole des syndiqués du Journal de Québec, Denis
Bolduc, a reçu un accueil enthousiaste des quelque 600 délégués du
congrès général de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
PHOTO MÉDIAMATINQUÉBEC
(MMQ) - Les quelque 600 délégués du congrès général de la Centrale
des syndicats du Québec (CSQ) ont exprimé fortement et
chaleureusement, hier, leur solidarité à l’égard des travailleurs
en lock-out et en grève du Journal de Québec.
Réunis à Québec jusqu’à demain, les délégués ont convenu de tenir
une campagne de souscription, aujourd’hui, pour venir en aide aux
252 membres des trois syndicats en conflit de travail. «J’espère une campagne record», a
lancé le président de la centrale syndicale, Réjean Parent.
«Partout où nous pourrons vous
appuyer, nous le ferons», a-t-il promis aux trois
présidentes et président des syndicats en conflit, Lucie Butler,
Jocelyne Martineau et Denis Bolduc. Ces derniers ont été grandement
émus de l’accueil qui leur a été réservé par les délégués.
Le congrès général a aussi convenu d’inviter les affiliés à
soutenir financièrement l’action des syndiqués par des
contributions directes ou l’achat de publicités dans le
MédiaMatinQuébec, le
journal des lockoutés.
Il a aussi recommandé aux affiliés d’inviter leurs membres à mettre
fin à leur abonnement au Journal
de Québec pour toute la durée du conflit, en plus d’engager
les délégués à ne pas se le procurer.
Enfin, les membres présents ont convenu d’apporter leurs
exemplaires du MédiaMatinQuébec dans leurs régions et
les diffuser auprès de leurs collègues et amis afin de donner une
visibilité nationale au quotidien gratuit des travailleurs en
conflit.
«Les causes de nos problèmes sont
intimement liées, a dit M. Parent. Il faut voir un lien étroit dans la lutte
au Journal de Québec et
les luttes que nous menons tous les jours dans le secteur
public.» Les congressistes ont salué l’«originalité» du
moyen de pression choisi par les lockoutés pour se faire entendre
auprès de Quebecor.
La CSQ regroupe 180,000 personnes formant le personnel enseignant,
professionnel et de soutien des commissions scolaires, des cégeps
et des universités, des intervenantes en garderie, des infirmières
et du personnel du secteur de la santé et des services sociaux,
ainsi que des travailleurs des communications, du communautaire et
du loisir. Elle compte également en ses rangs une association de
retraités.
De l'intérêt partout au
pays
Les appuis aux travailleurs lockoutés du Journal de Québec débordent les
frontières du Québec.
Réunis au Lac-Brome hier, l’ensemble des conseillers en
communication du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP),
qui couvre toutes les sections locales au Canada, des Maritimes à
la Colombie-Britannique, ont convenu de mettre sur pied une
stratégie de communication afin de faire connaître le conflit à la
grandeur du pays. L’objectif recherché par les spécialistes en
communication est de trouver le meilleur moyen de venir en aide aux
252 travailleurs en conflit de travail.
Les conseillers ont notamment convenu de préparer le terrain pour
le congrès national du SCFP, en octobre, à Toronto, où se donnent
rendez-vous 3000 délégués représentant les 560,000 membres de la
centrale syndicale. Si le conflit n’est pas réglé à ce moment,
l’ensemble des membres seront alors invités à soutenir
financièrement les travailleurs du Journal de Québec.
Entre-temps, les sections locales sont invitées à faire parvenir
les encouragements et les dons (directement ou par l’achat de
publicité) aux trois syndicats touchés par le conflit. Les
conseillers en communication du SCFP ont été impressionnés par
l’originalité du moyen de pression, mais aussi par l’accueil qui a
été réservé aux lockoutés par la population de Québec et de la
région.
La rencontre d’hier a permis de leur faire connaître les
travailleurs du Journal de
Québec et de mieux comprendre les enjeux de la négociation
actuelle.
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