Nos membres du Conseil provincial des affaires
sociales (CPAS) lancent une offensive publicitaire à la télé dès le
lundi 18 février. Cette campagne télé durera quatre semaines, sur
tout le territoire du Québec. La pub télé pourra être vue dans de
nombreuses émissions sur les principaux réseaux (ex.: Unité 9, Tout le monde en parle, 19-2, La Voix, Commission Charbonneau, Salut Bonjour, Enquête, etc.) Précisions qu'il s’agit
d’une nouvelle phase de la grande campagne des périsoignants qui
s’était mise en branle l’an dernier. Périsoigants Dans le secteur de la
santé et des services sociaux, une grande partie des membres du
CPAS travaillent dans l’ombre. Ces personnes accomplissent des
tâches indispensables au bon fonctionnement du système de santé
québécois et elles contribuent ainsi à la qualité des soins
dispensés. Ce sont, par exemple, les préposés aux bénéficiaires, à
l’entretien ménager, aux dossiers médicaux, etc. La campagne du
CPAS veut faire sortir de l’ombre ces héros méconnus qui œuvrent
aux côtés des groupes médicaux. Pour ce faire, le CPAS a adopté une
nouvelle désignation, «périsoignants», pour nommer toutes ces
personnes indispensables au bon fonctionnement du système.
Le syndicat des 900 agents de bord de Sunwing
a conclu ce matin une entente de principe avec la compagnie.
L’entente sera soumise au vote des membres au terme d’une tournée
d’assemblées générales qui auront lieu en mars. En cas
d’acceptation, elle constituera la toute première convention
collective pour ces agents de bord, qui avaient voté pour adhérer
au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) en mars 2012.
Au début du mois de février, le syndicat avait évoqué la
possibilité d’une grève à la fin du mois de mars. Avec la
conclusion de l’entente de principe d’aujourd’hui, cette
perspective est écartée. Le syndicat ne commentera les détails de
l’entente qu’au terme de la période de vote, vers la fin mars.
«Le comité syndical de
négociation est très heureux d’avoir décroché une entente de
principe. Nous croyons avoir atteint notre objectif: une première
convention collective qui améliorera clairement la rémunération et
les conditions de travail. Bien entendu, ce sont les agents de bord
qui auront le dernier mot sur la suite des choses», a
expliqué Mark Brancelj, président du syndicat des agents de bord de
Sunwing, section locale 4055 du SCFP. «Les pourparlers ont été très productifs lors
des journées de négociation du 11 au 15 février. Les deux parties
ont montré une volonté claire de s’entendre. L’appui de la
conciliatrice du ministère du Travail du Canada a joué un rôle
important», selon Caroline Bédard, la conseillère syndicale
au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) responsable du
dossier.
Les employés des universités québécoises
n’entendent pas faire les frais des compressions récemment
évoquées. «Le citron a déjà été
pressé et plusieurs fois, prévient Carole Neill, la
présidente du Conseil provincial du secteur universitaire (CPSU,
affilié au SCFP). Merci, mais on
a déjà donné», lance-t-elle pour résumer l’état d’esprit des
quelque 11,000 employés universitaires qu’elle représente. Carole
Neill rappelle que la surcharge de travail du personnel de soutien
générée par l’augmentation des effectifs étudiants, du personnel
enseignant, du personnel de direction et du parc immobilier est
réelle et critique. «Nous avons
déjà démontré à quel point cette situation a un impact sur la
qualité de l’enseignement et le service aux étudiants.
Malheureusement, déplore-t-elle, le nombre d’employés de soutien a stagné dans
le meilleur des cas et a même diminué dans les pires cas. Cela
n’est pas sans conséquences: par exemple, dans plusieurs
établissements, on voit les congés de maladie se multiplier. Quant
aux services rendus par les employés, on constate que les délais et
la qualité en souffrent.»Quelle sorte d’université? Lors de son
point de presse (vendredi matin), la présidente de la CREPUQ a
indiqué à un journaliste qu’il faudra répondre à la question
«Quelles universités nous voulons
pour l’avenir?». La rectrice de l’Université de Sherbrooke a
le mérite de poser la bonne question. Malheureusement, la réponse
que la CREPUQ voudra y donner se bornera très probablement à
réclamer l’autonomie de sa gestion, en omettant bien de préciser
quel genre d’universités les recteurs souhaitent pour le Québec.
«La CREPUQ affirme vouloir
"protéger l'université de toute influence indue"». C’est un peu court. On aimerait bien
qu’elle élabore un peu plus sur les rapports entre les entreprises,
l’université, la recherche et les développements
immobiliers.» Carole Neill, rappelle que la crise que le
Québec a vécue le printemps dernier «n’a été que le point culminant d’un profond
malaise dont les droits de scolarité n’étaient qu’une
manifestation. On peut identifier le malaise à l’aide d’une seule
question: quelle université voulons-nous financer? Le nœud du
problème est là et pas ailleurs.»
Les employés cols bleus de la Ville de
Deux-Montagnes s’apprêtent à déclencher une grève de 12 heures le
26 février prochain. Sans contrat de travail depuis le 31 décembre
2011, ils sont exaspérés de l’inefficacité patronale à la table de
négociation. «Le litige est
simple: les cols bleus demandent les mêmes éléments qui ont été
négociés pour les cols blancs et les policiers. Les représentants
patronaux leur disent non», a expliqué Richard Gardner,
conseiller syndical responsable du dossier. Les syndiqués vont
manifester pacifiquement devant l’hôtel de ville ce jeudi soir,
puis y entreront pour assister à la séance du conseil. Quant à la
grève, elle aura lieu le mardi 26 février de 5 h à 17 h.
Conformément à la loi, les quelque 20 cols bleus maintiendront une
série de services essentiels, question de protéger la santé et la
sécurité de la population de Deux-Montagnes. En assemblée générale
le 21 janvier dernier, les cols bleus avaient voté à l’unanimité
par vote secret en faveur de moyens de pression pouvant aller
jusqu’à la grève. Le syndicat des cols bleus, section locale 985 du
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a été fondé en
1965. Durant ses près de 48 ans d’existence, ses membres n’ont
jamais fait de grève. «Sait-on
jamais, si la Ville fait preuve de plus d’équité envers les cols
bleus, il n’y aura peut-être pas de grève le 26», selon
Richard Gardner.
Les syndicats des secteurs public et
parapublic affiliés à la FTQ (SCFP, SQEES-298 ) ont entériné une
entente avec le Conseil du trésor concernant certaines plaintes
d’équité salariale déposées en 2009. «C’est une bonne nouvelle pour des milliers
de travailleuses et de travailleurs dans les secteurs de la santé
et de l’éducation qui verront leur salaire ajusté à la hausse et
qui recevront des paiements rétroactifs. Il faut saluer le travail
effectué par les différentes organisations, travail qui a permis
d’en arriver à un accord satisfaisant pour tous», a déclaré
le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer. «À titre d’exemple, les préposés aux
bénéficiaires voient leur salaire augmenter de 0,72$ l’heure. Dans
leur cas, les ajustements salariaux sont rétroactifs au 31 janvier
2011», a expliqué Serge Morin, coordonnateur FTQ pour le
secteur public. «Concrètement, en
plus d’une rétroactivité de 2700$, ce règlement augmente leur
salaire de plus 50$ par paie et 1357$ par année!» Outre les
préposées aux bénéficiaires, d’autres titres d’emploi verront
également leur salaire amélioré, entre autres: préposée à la
buanderie, secrétaire médicale, adjointe à l’enseignement
universitaire, archiviste médicale, technicienne aux contributions,
de psychologue et conseillère en soins infirmiers.
Lundi, la Coalition priorité éducation, dont
le porte-parole est Boucar Diouf, a lancé officiellement une
pétition visant à faire de l'éducation une véritable priorité
nationale au Québec. Le lendemain, le Bureau de direction du
SCFP-Québec signifiait son appui et son adhésion à la Coalition.
Vice-président du SCFP-Québec, Sylvain Ladouceur rappelle que
«le milieu de l'éducation au
Québec ne cesse de vivre des compressions budgétaires depuis
plusieurs années qui ont des conséquences directes et néfastes pour
le milieu et pour tous les élèves en général. Il faut,
insiste Sylvain Ladouceur, que
nos gouvernements comprennent dès maintenant que c'est assez et que
la priorité du peuple est désormais l'éducation!»Une pétition
La Coalition recueille présentement les signatures en vue d'un
dépôt à l'Assemblée nationale ce printemps par les formations
politiques en présence. «Cette
coalition pose un geste non partisan, ni pour ou contre un parti
politique, ni pour ou contre un gouvernement, mais pour interpeller
tous les parlementaires. Cette coalition ne propose pas de moyens.
Ce n'est pas son rôle. Elle demande aux parlementaires d'agir. Les
impacts des compressions, on n'en peut plus», a expliqué
plus tôt cette semaine Gaston Rioux, président de la FCPQ. La
pétition circule déjà. Du côté du SCFP-Québec, on espère qu'elle
recueillera le plus de signatures d'appui possible. On peut la
signer en ligne sur le site web de l'Assemblée nationale ou sur le
site de la Coalition.
Les travailleurs de l'aéroport régional de
Val-d'Or ont récemment signé une nouvelle convention collective. Le
nouveau contrat de travail, d'une durée de 4 ans, couvre la période
du 1er avril 2012 au 31 mars 2016. «Ce contrat de travail encadre les conditions
de travail d'une quinzaine de personnes», a indiqué Guy
Royer, président du syndicat (SCFP 4260). «Nous sommes très satisfaits des pourparlers
qui ont eu lieu ces derniers mois. La négociation s'est très bien
déroulée dans un climat de respect entre les deux parties.»
Les travailleurs reçoivent une augmentation salariale de 2,5% pour
chaque année du nouveau contrat. Ces négociations ont aussi permis
de rajuster les salaires des travailleurs pour rejoindre le taux de
rémunération d'emplois similaires dans le secteur du service
aéroportuaire. Une amélioration de certaines clauses normatives a
également été apportée. «Nous
sommes confiants que ces conditions permettent d'attirer et de
retenir les travailleurs qualifiés dont nous avons besoin afin de
continuer à offrir à nos utilisateurs l'aéroport le plus
sécuritaire et la meilleure qualité de service possible», a
mentionné Doris Poulin, directrice des opérations de l'Aéroport
régional de Val-d'Or.
À Genève, cette semaine se tient une
importante réunion d’experts qui a pour objectif de recenser les
lacunes de la couverture existante des normes de l'Organisation
internationale du travail (OIT). La consoeur Annick Desjardins,
conseillère SCFP et spécialiste des droits de la personne est une
des personnes qui participent à cette rencontre. Les échanges ont
commencé lundi et se poursuivent jusqu'à vendredi. Par cette
session d'étude, les experts réunis veulent déterminer si une
action normative est nécessaire pour: 1) compléter les conventions
de l’OIT sur le travail forcé en envisageant la prévention et la
protection des victimes, y compris leur dédommagement; et 2) lutter
contre la traite des êtres humains aux fins d’exploitation par le
travail. Cette rencontre tripartite est organisée par l’OIT, une
agence des Nations Unies, suite à une résolution de son assemblée
générale adoptée à la Conférence de 2012. Le Bureau de l’OIT estime
à 20,9 millions au moins le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants
victimes de travail forcé dans le monde et indique que toutes les
régions sont touchées; 18,7 millions de personnes (90 pour cent du
nombre total de victimes) sont exploitées par des particuliers ou
des entreprises, tandis que les 2,2 millions restants (10 pour
cent) le sont par l’Etat ou par des groupes militaires rebelles.
Parmi ceux qui sont exploités par des particuliers et des
entreprises, 4,5 millions (22 pour cent) sont victimes
d’exploitation sexuelle et 14,2 millions (68 pour cent)
d’exploitation au travail. La majorité sont des femmes et des
filles.
Un règlement est intervenu la nuit dernière
entre l'intersyndicale (APTS, CSN, CSQ, FTQ) et le ministère de la
Santé et des Services sociaux quant à des mesures concrètes pour
venir en appui aux 10 000 salariés qui s'occupent des clientèles
ayant des troubles graves de comportement. De l'enveloppe de 33
millions de dollars accordée par le gouvernement en 2010, 58% ira
directement aux travailleurs sous forme de primes qui représentent
environ 1,5% du salaire annuel. Ces primes pourront être converties
en trois journées de congé de ressourcement par année pour la
majorité des employés travaillant dans les centres de réadaptation,
dans les centres jeunesse et dans les centres de santé et de
services sociaux. Le reste sera consacré à des projets de formation
et d'organisation du travail qui seront élaborés conjointement par
les organisations syndicales et les représentants du ministère.
Pour les représentants de l'intersyndicale, «la mobilisation de nos membres et la
campagne de sensibilisation lancée la semaine dernière ont eu un
impact évident à la table de négociation. Nous sommes aujourd'hui
heureux de constater que le gouvernement reconnaît enfin les
efforts consentis par ces salariés et leur contribution à
l'ensemble de la société.»
Armés de leurs lunchs et leurs questions,
presque cinquante employés de Radio-Canada sont venus faire le
point sur l’avenir du diffuseur public. D’emblée, un des
conférenciers, Michel Arpin, ancien conseiller du CRTC, a rassuré
ses auditeurs, «malgré les
récentes compressions budgétaires, nous ne faisons pas le point
final sur la SRC.» Lors de ce deuxième dîner-conférence
organisé par le syndicat représentant les employés de bureau et
professionnels de Radio-Canada (SCFP 675), l’ancien conseiller a
expliqué le fonctionnement du CRTC et comment celui-ci aborde la
spécificité du diffuseur public tout en considérant les diffuseurs
privés. «En fait, le rôle du CRTC
est de chercher un grand consensus», a-t-il déclaré. Ian
Morrison, porte-parole de Friends of Canadian Broadcasting, un
groupe de pression canadien pour la protection du diffuseur public
a partagé ses réflexions sur l’avenir de la SRC dans le contexte
d’un gouvernement conservateur à Ottawa. «Il ne faut pas se leurrer, Harper est un
néoconservateur, un républicain à peine déguisé. Il n’aime pas le
diffuseur public, mais les Canadiens eux aiment la SRC et pour
l’instant ce n’est pas politiquement rentable pour lui d’attaquer
le diffuseur public», a-t-il mentionné.