Le 14 mai, à Lorraine, au terme de longues
négociations, de nouvelles conventions collectives ont été signées
entre la Ville et les syndicats des cols blancs (SCFP 3134) et des
cols bleus (SCFP 2129). Précisons que dans les deux syndicats, le
résultat des négociations a été approuvé par de très hauts
pourcentages lors des assemblées générales. Les nouveaux contrats
remplacent donc ceux échus depuis la fin 2011. Ils resteront en
vigueur jusqu'en 2017 et prévoient des augmentations salariales
annuelles de 2,5% les quatre premières années, puis de 2,75%. Pour
2015, ces augmentations sont assorties d'une protection de l'IPC
jusqu'à 3% et pour 2016 et 2017 d'une protection jusqu'à 3,5%. Tant
pour les cols blancs que pour les cols bleus, les primes ont été
bonifiées et ajustées pour équivaloir à ce qui existe ailleurs dans
le secteur municipal , par exemple pour les vêtements de travail et
les bottes de sécurité des employés manuels. Les primes sont
également indexées en fonction de l'IPC. Le renouvellement des
conventions de travail permettra, entre autres, à la Ville de
réduire le nombre de contrats donnés à l’externe grâce à l’ajout
d’un employé auxiliaire les week-ends, de mai à septembre. L'ajout
de services permettra d'assurer la présence permanente d'employés
de la Ville sept jours par semaine sur le territoire, ce qui aura
un effet tangible sur la propreté des parcs et sur l'ensemble des
installations. La convention prévoit également le prolongement des
heures d’ouverture à la bibliothèque afin de mieux répondre aux
besoins de la clientèle qui souhaitait y avoir accès les
avant-midis.
Réunis le 22 mai en assemblée générale
syndicale, les employés cols blancs et les sauveteurs de la Ville
de Saint-Eustache se sont munis d’un mandat de moyens de pression
pouvant aller jusqu’à la grève. Par scrutin secret, ils ont voté
oui à l’unanimité. Au bout de 20 séances de négociation depuis
octobre 2012, le syndicat affirme que les négociations ne
progressent pas assez rapidement. Les conditions de travail des
membres à statut précaire sont notamment en jeu. «Jusqu’à maintenant, l’employeur a manqué
d’ouverture, plus particulièrement à l’endroit de nos membres
temporaires, à temps partiel ou occupant des emplois étudiants. Les
conditions de travail des membres de ces groupes ont besoin
d’améliorations», selon Richard Lanoue, président du
syndicat, le SCFP 1619. «Nos
membres commencent à ressentir de la frustration et ont hâte de
voir la situation débloquer. Le résultat du vote de moyens de
pression le démontre. Il est surprenant que nous ne soyons pas
encore parvenus à un règlement, d’autant plus que le régime de
retraite n’est pas un enjeu majeur», selon Marcin
Kazmierczak, conseiller syndical au SCFP.
Le 9 mai, le syndicat SCFP des employés cols
bleus et cols blancs de Saint-Fulgence a signé une nouvelle
convention collective avec la direction de la municipalité.
Rappelons que pendant de nombreuses années, les employés de cette
municipalité située dans la MRC du Fjord-du-Saguenay, étaient
représentés par la FISA (Fédération indépendante des syndicats
autonomes). En 2012, les huit membres quittaient la FISA pour se
joindre au SCFP. Le nouveau contrat de travail négocié avec le
soutien du SCFP est d'une durée de six ans, soit de 2013 à 2018. Il
prévoit des augmentations salariales annuelles de 2,5% pour chacune
des trois premières années, 3% pour la quatrième année et une
ouverture salariale est prévue pour les cinquième et sixième années
du contrat. Un montant forfaitaire de 300$ accompagne la signature
de la convention. D'autres améliorations sont aussi apportées aux
conditions de travail. Soulignons une amélioration au chapitre des
congés. Les congés maladie et obligations familiales, au nombre de
sept, sont regroupés dans une même banque et le solde inutilisé de
ces congés est remboursable à 50%.
Une centaine d'employés ont manifesté jeudi
midi aux abords du siège social du Centre jeunesse de Montréal -
Institut universitaire (CJM-IU), rue Bélanger à Montréal. Les
manifestants, principalement des membres du personnel
administratif, sont descendus dans la rue pour dénoncer l'abolition
d'une soixantaine de postes pour l'année 2013-2014. Ces abolitions
s'ajoutent à des dizaines d'autres survenues dans l'institution
depuis l’adoption du projet de loi 100 par le gouvernement libéral
en 2010. Précisons que le personnel administratif du CJM-IU,
représenté par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP),
est particulièrement touché par ces nouvelles compressions
budgétaires. Le président du syndicat local(SCFP 4628), Pierre-Paul
Tessier, affirme qu'il est «faux
de croire que de couper dans le personnel administratif constitue
un moindre mal, car celui-ci soutient quotidiennement le travail
des intervenants et des intervenantes et contribuent grandement à
la mission du centre». Il explique que, dans un contexte de
restrictions budgétaires et de demandes croissantes en besoins
cliniques, il «craint que le
personnel administratif qu'il représente soit de plus en plus une
cible de choix pour les dirigeants politiques».
Le Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP), invité devant le Comité permanent des Finances pour
discuter du projet de loi de mise en œuvre du budget C-60, a mis en
garde le gouvernement contre une dangereuse ingérence dans les
affaires de la Société Radio-Canada (SRC). «L’indépendance est l’un des principes
fondamentaux de la radiodiffusion publique. Sans autonomie de
gestion, nous ne parlons pas de diffuseur public, mais de diffuseur
d’État. Le principe d’indépendance, le « arm’s length » existe à
Radio-Canada pour que, justement, le diffuseur public ne devienne
pas un outil de propagande entre les mains d’un gouvernement, et
peu importe qui forme le gouvernement», a plaidé Denis
Bolduc, secrétaire général du SCFP au Québec. Denis Bolduc rappelle
que la Loi sur la radiodiffusion protège explicitement
l’indépendance de la SRC face au gouvernement et que les mécanismes
de reddition des comptes pour la SRC sont déjà rigoureux et
nombreux. «La SRC doit se rapporter au ministre du Patrimoine, au
Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes
(CRTC) et au vérificateur général», a précisé Denis Bolduc.
La Ville de Rivière-Rouge, dans les
Hautes-Laurentides, vient de conclure une nouvelle convention
collective avec ses employés municipaux cols blancs et cols bleus.
En assemblée générale syndicale le 16 mai dernier, les employés ont
voté à 95% en faveur du nouveau contrat de travail. D’une durée de
cinq ans, il couvre la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre
2016. Les augmentations annuelles sont arrimées à l’indice des prix
à la consommation (IPC), avec un minimum de 1,5%. Un rattrapage de
l’ordre de 1% par année est prévu sur une période de cinq ans pour
certains titres d’emplois. Les deux parties ont souligné l’appui du
médiateur nommé par le ministère du Travail, M. Mathieu Lebrun, qui
a encadré le processus de négociation du 26 février jusqu’au 16
avril dernier, moment de la conclusion de l’entente de principe.
Réunis mardi soir en assemblée générale
syndicale, les employés cols blancs et les brigadiers scolaires de
la Ville de Varennes ont voté à 87% en faveur de leur nouveau
contrat de travail. Il s’appliquera sur quatre ans, soit du 1er
janvier 2013 au 31 décembre 2016. La convention collective prévoit
notamment d’élargir le mandat du comité patronal-syndical de la
lutte à la sous-traitance. Ce comité a pour mission d’éviter la
perte de savoir-faire et de faire la promotion de l’expertise
interne à la Ville. Il vise aussi à mieux contrôler les coûts des
activités et de l’approvisionnement, «dans le respect de l’intégrité des
marchés». «Nous sommes
fiers de signer cette nouvelle convention collective avec un
employeur qui mise sur l’expertise interne. L’encadrement rigoureux
de la sous-traitance est une excellente nouvelle. Avec des employés
municipaux dévoués, compétents et en nombre suffisant, les
contribuables de Varennes se protègent contre les dérives»,
a souligné Claude Dubuc, président de la section locale 1965 du
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).
La campagne
de la Journée internationale contre l’homophobie 2013 a pour thème
«Combattez le virus web de l’homophobie». Le SCFP compte parmi les
alliés de cette campagne pilotée par la Fondation Émergence.
Soulignons au passage que le 3 mars 2013, le ministre de la Justice
et ministre responsable de la lutte contre l’homophobie, Bertrand
St-Arnaud, a lancé une première campagne de sensibilisation pour
lutter contre l'homophobie. Lucie Levasseur, présidente du
SCFP-Québec, lui a d’ailleurs adressé des félicitations
officielles. Voici quelques informations-clés sur la campagne du 17
mai 2013.Les abus de
l'anonymat L’homophobie est de plus en plus présente dans le
web et dans les médias sociaux. L’anonymat d’Internet permet de
répandre des propos abusifs et de véhiculer une cyberhomophobie qui
peut avoir de graves conséquences.
Certains employés de la Société Radio-Canada
auraient été rappelés à l’ordre suite à des commentaires faits dans
les médias sociaux. Afin de faire de la prévention auprès de ses
membres, le SCFP 675 a organisé un dîner-conférence sur les bonnes
pratiques à utiliser dans les médias sociaux. «N’oubliez jamais que les réseaux sociaux
sont des espaces publics et que tous vos commentaires peuvent être
lus et partagés! Que ce soit à Radio-Canada, ou ailleurs, tout
employé a un devoir de loyauté envers l’employeur et dans ce sens
il faut faire très attention», a mis en garde Marc Desnoyers
directeur du département Affaires publique et réseaux sociaux pour
la firme Upperkut. «Soyez polis
et respectueux. Vérifiez si une information est publique ou
confidentielle avant de la partager. Règle de base, si vous ne
pouvez pas le dire dans la rue ou dans une cafétéria, ne le dites
pas sur les réseaux sociaux», a prévenu Marc Desnoyers. Le
conférencier a aussi abordé la confidentialité de l’information, la
protection de la vie privée et la gestion de la réputation en
ligne.
Les
représentants syndicaux des cols blancs et des cols bleus de
Saint-Jean-sur-Richelieu interpellent leurs concitoyens au sujet de
l'avenir de leur régime de retraite. Les syndicats des deux groupes
sont présentement en négociation avec la Ville au sujet du déficit
du régime. Cette semaine, ils publient une lettre aux contribuables
dans deux hebdomadaires: Le Canada français et L'Écho. Cette lettre
s'intitule «Vos cols blancs et cols bleus prônent l’ouverture, la
négociation et le compromis». En voici le contenu.Chers concitoyens, chères
concitoyennes de Saint-Jean-sur-Richelieu, La grande crise
financière de 2007-2008 a entraîné des rendements désastreux pour
les fonds de retraite, individuels ou collectifs, des contribuables
du Québec. Depuis, la lente reprise de l’économie mondiale impose
des politiques de taux d’intérêt très bas aux banques centrales et
aux institutions financières. Les rendements demeurent donc
faibles. Cette tourmente touche bien évidemment la caisse de
retraite de vos employés municipaux. Nous, les employés cols blancs
et cols bleus, cotisons à la même caisse que les élus, les cadres,
les policiers et les pompiers de la Ville. Vous, comme
contribuables, participez également au financement de cette
caisse.