Au Québec, peu de syndicats locaux peuvent se
vanter d'avoir d'une histoire qui remonte à plus de cinquante ans.
Mais c'est le cas du SEUL, le syndicat qui regroupe le personnel de
soutien à l'emploi de l'Université Laval. Longtemps militant de ce
syndicat, Rodrigue Leclerc vient d'en écrire l'histoire des
cinquante premières années. «Le monde dans lequel nous vivons,
on le doit aux travailleurs et aux travailleuses qui ont cru en
leurs idéaux et les ont défendus avec le moyen le plus efficace
dont ils disposaient: la solidarité.» C'est dans cet esprit de
reconnaissance envers les militants qui l'ont entouré pendant de
nombreuses années que Rodrigue Leclerc entreprend de retracer
l'histoire du syndicat des employé(e)s de l'Université Laval (le
SEUL). C'est aussi animé par le souci de léguer une mémoire en
héritage aux nouveaux arrivants au sein de ce syndicat qu'il
raconte dans un ouvrage fort bien documenté les événements
marquants des luttes syndicales du SEUL depuis 50 ans. Parfois
soldés par des gains, parfois aussi par des échecs, les combats de
ce syndicat témoignent des efforts de pionniers depuis la signature
de la première convention, en passant par les dossiers chauds
(réglementation pour le personnel féminin, l'assurance santé,
l'ancienneté, les horaires flexibles, les libérations à temps
complet, le statut d'étudiant, l'équité salariale, etc.), jusqu'aux
luttes actuelles pour l'amélioration des conditions de travail des
employés de l'Université Laval. L'auteur rappelle également les
conditions dans lesquelles se sont développées ces luttes, celles
de l'après-guerre, et nous fait part des enjeux sociaux, politiques
et historiques auxquels son syndicat a été lié. L'auteur, Rodrigue
Leclerc, a toujours été fasciné par l'histoire et la documentation.
Il a étudié en archivistique et a occupé un emploi régulier à la
bibliothèque de la faculté de Médecine à l'université Laval avant
de faire ses armes au Syndicat canadien de la fonction publique
(SCFP) et à la Fédération des travailleurs et travailleuses du
Québec (FTQ) où il a reçu sa formation syndicale. Son passage de
douze ans au conseil de direction du SEUL à titre de président,
térsorier ou de directeur technique a été l'occasion pour lui
d'accumuler une somme impressionnante d'informations qu'on trouve
dans son ouvrage. Leclerc, Rodrigue, 50 ans
d'histoire : le syndicat des employé(e)s de l'Université Laval
(SEUL), Montréal, Lanctôt Éditeur, 2003, 284 pages.
À Global Television, les négociations
trébuchent sur l'intention de CanWest d'utiliser les employés dans
n'importe quelle entreprise de Global TV. En fait, l'employeur veut
avoir la possibilité de transférer, à sa guise, des tâches, des
emplois ou des fonctions à une autre installation de Global TV. La
demande de l'employeur vise aussi les types d'emplois techniques,
comme les caméramans, qui pourraient être remplacés par des
caméramans non syndiqués, appartenant à une compagnie créée de
toute pièce par CanWest. La partie patronale souhaite inscrire dans
le contrat de travail qu'une telle utilisation des employés dans
ses différentes branches pourrait conduire à des mises à pied
d'employés syndiqués, sans possibilité de recours par le syndicat.
L'employeur souhaite enfin avoir le loisir de transférer n'importe
quel employé dans n'importe quelle de ses entreprises, sous menace
de congédiement en cas de refus. Du côté du syndicat, on estime
abusives, voire insultantes, de telles exigences. «Il s'agit
d'une attaque en règle contre l'emploi de nos membres, mais aussi,
et surtout, contre la diversité des sources d'information. Izzy
Asper impose peut-être ses idées et des éditoriaux uniques à ses
journaux, mais il ne viendra pas faire la loi au Québec.
L'indépendance journalistique et la pluralité des points de vue
sont cruciales pour la qualité de l'information. Nous allons nous
battre pour ces valeurs et pour nos emplois. En fait, dans le
présent cas, notre sécurité d'emploi, c'est votre droit à
l'information», a déclaré Stéphane Paré, président du SCFP
4502, le syndicat qui représente le personnel du réseau de
télévision Global au Québec. Lors de réunions tenues à Montréal et
à Québec la semaine dernière, les syndiqués ont fait le point sur
leurs négociations et ont discuté des ces dernières propositions
patronales. Celles-ci étant toujours inacceptables aux yeux des
syndiqués, ils ont profité de l'occasion pour réitérer leur volonté
de poursuivre et même d'intensifier leurs moyens de pression au
cours de l'été.
Bonne nouvelle pour les 15 brigadières à
l'emploi de la Ville de Sainte-Julie. Dans une décision toute
récente, la Commission de l'équité salariale vient de
conclure que les emplois qu'elles occupent n'entrent pas dans la
«catégorie d'emploi à caractère saisonnier». À terme, cette
décision de la Commission pourrait faire en sorte que le salaire
des brigadières passe de 9,73$ l'heure, le taux actuel, à plus de
15$. Qui plus est, cette décision pourrait aussi éclairer le statut
d'autres catégories d'emploi précaire ou atypique. Pour comprendre
la portée de la récente décision, il faut d'abord savoir que, selon
le statut d'emploi, saisonnier ou régulier par exemple, la
détermination du salaire des employés qui sert à faire la
comparaison homme-femme, peut prendre en compte certains éléments
de rémunération directe et indirecte (comme les avantages sociaux).
Mais la Loi sur l'équité salariale, qui a pour but de
corriger les écarts salariaux entre les emplois à prédominance
féminine et ceux à prédominance masculine, ne définit pas les
termes «temporaire», «occasionnel» ou «saisonnier». Dans le cas des
brigadières scolaires, bien qu'elles travaillent 10 mois par année,
l'employeur les considérait comme des employées saisonnières. Pour
sa part, le SCFP 1690 prétendait le contraire, à savoir que les
brigadières devaient être considérées comme des employées
régulières à temps partiel. C'est à la suite d'un différend soulevé
par le SCFP 1690 que la Commission en arrive à la conclusion que
«la catégorie d'emploi «préposé aux traverses d'écoles» n'est
pas un emploi à caractère saisonnier. En conséquence, cette
catégorie d'emplois n'est pas visée par le paragraphe 6 de
l'article 67 de la Loi sur l'équité salariale», écrit la
Commission. Cela signifie que les brigadières scolaires devront
être compensées pour les éléments de rémunération indirecte
qu'elles ne touchent pas présentement.
Dans une décision rendue le 12 juin, la
Commission des droits de la personne et de la jeunesse recommande à
l'Université de Montréal (UdeM) de verser plus de 35 millions de
dollars aux employées de soutien victimes «de discrimination
fondée sur le sexe dans le système d'évaluation et la structure
salariale». La Commission donne à l'UdeM jusqu'au vendredi 12
septembre, 15 heures, pour se conformer. Cette décision de la
Commission vient répondre à la plainte déposée le 16 mai 1996 par
le SCFP 1244 (Syndicat des employés et employées de l'UdeM). Si
elle est appliquée, la décision touchera environ 1300 employées,
principalement parmi les personnes travaillant dans les bureaux,
laboratoires, cafétérias et services). Les sommes se répartissent
ainsi: 15,6 millions pour la perte monétaire encourue subie depuis
1993 en raison de la méthode de calcul discriminatoire utilisée par
l'UdeM, 1,5 million pour la perte monétaire encourue en raison de
l'application d'un double système de rémunération malgré un travail
équivalent, six millions aux secrétaires et, à titre de dommages
moraux, 10,000$ à chacune de victimes. Au moment d'écrire ces
lignes, l'UdeM n'a pas encore réagi officiellement à la décision de
la Commission.
Quelque 750 membres du SEUL (Syndicat des
employés et employées de l’Université Laval) ont participé à leur
assemblée générale cet après-midi et c'est à 89,4% qu'ils ont
ratifié l'entente de principe intervenue avec la direction de
l'Université Laval. Jean Coulombe, président du syndicat, estime
que «c’est une étape importante qui vient d’être franchie dans
la reconnaissance des employés et [que] les négociations
avec l’Université se sont déroulées dans un climat de respect
mutuel et de bonnes relations». Les grandes lignes de
l’entente Le nouveau contrat de travail sera en vigueur pour
quatre ans, soit du 1er juin 2002 au 31 mai 2006. Il prévoit des
augmentations rétroactives de 1,8% au 1er juin 2002 et de 2% à
compter du 1er janvier 2003. Pour les autres années, les
augmentations seront conformes à celles négociées dans le secteur
public et parapublic québécois. D’autre part, des anomalies dans la
structure salariale des employés ont été corrigées. Entre autres,
près de 400 femmes travaillant comme secrétaires, agentes de
bureau, etc., vont profiter d’une meilleure rémunération, passant
automatiquement de la classe 9 à la classe 10 dès la signature de
la convention. Point important de l’entente pour le syndicat, les
parties se sont entendues sur un plan de reconnaissance des
compétences. Il faut savoir qu’environ 40% du personnel de soutien
de l’Université, soit quelque 700 personnes, seront admissibles à
la retraite d’ici quelques années. Ces départs à la retraite
pourraient occasionner jusqu’à 2500 mouvements de personnel. Pour
le personnel restant, l’affichage de ces nombreux postes vacants
représente des occasions intéressantes d’avancement et de
cheminement de carrière. À l’intérieur du plan de reconnaissance
des compétences, les parties ont convenu que l’expérience peut
remplacer la scolarité demandée et, inversement, la possession d’un
diplôme peut suppléer à l’expérience demandée. Pour Jean Coulombe,
«cette partie de l’entente va permettre de véritables
perspectives de carrière pour de nombreuses personnes qui
travaillent déjà à l’Université Laval.» Pour mémoire, rappelons
que l’automne dernier, au moment où il s’apprêtait à entrer en
négociation, une vaste campagne publicitaire (abribus, affiche,
etc.) menée par le syndicat rappelait que le personnel de soutien
était incontournable. Puis, le 19 mars dernier, après 12 séances de
négociation, qui n’avaient toujours pas permis de trouver un
terrain d’entente, plusieurs centaines d’employés avaient défilé
sur le campus de l’institution universitaire québécoise pour
manifester leur impatience devant la lenteur des négociations. Le
SEUL regroupe environ 1750 employés de soutien de l’Université
Laval. Ce sont des employés cols blancs et cols bleus, de bureau,
technique, métiers et services, en large majorité des femmes. Le
SEUL est une composante importante du secteur universitaire du SCFP
qui compte 15,000 membres dans le secteur de l’éducation, dont 8000
dans les universités québécoises, principalement du personnel de
soutien.
Le congrès biennal du SCFP-Québec s'est
ouvert, mardi, dans un grand hôtel de Québec, et s'est terminé vers
midi, aujourd'hui vendredi. Il s’agissait du 23e congrès depuis la
fondation du SCFP-Québec en 1963. En plus du compte rendu des
travaux de ce matin, ci-dessous, les internautes peuvent retrouver
dans Actualités Plus des résumés des journées précédentes.
Résumé de la journée de vendredi Après de nombreuses
discussions et des tractations qui ont duré toute la semaine, les
congressistes ont finalement décidé d’abolir la ristourne. Le
congrès a donc pris acte des besoins des sections locales qui, tout
en étant autonomes, font face à plusieurs situations complexes qui
demandent des services additionnels. Les versements de la ristourne
aux sections locales cesseront le 1er juillet prochain. Les sommes
ainsi dégagées seront utilisées pour le service aux membres du SCFP
au Québec. Cela sera réalisé par la création de postes de
conseillers et conseillères, ou l’équivalent pour un des postes en
question. Les autres besoins exprimés par les syndicats locaux
seront assumés à l’intérieur des ressources financières
actuellement disponibles. Enfin, les futures recommandations du
comité ad hoc sur les services devront tenir compte de l’entente de
péréquation sur l’organisation des services. Élections Seul
candidat, Mario Gervais a été reconduit dans ses fonctions de
président. Au Conseil général, voici la liste des autres personnes
élues : Claude Turcotte – VP Affaires sociales Jacques Denommé – VP
Communications Claude Bélanger – VP Éducation Charles Fleury – VP
Hydro-électrique Daniel Ahern – VP Mixte Jean Lachance – VP
Municipal Richard Careau – VP Sociétés d’État et organismes publics
québécois Carole Denis – VP Transport Lucie Leduc – VP Transport
aérien Lucie Levasseur – VP Universitaire Et comme directeurs et
directrices : Manon Lupien Ghislaine Doré Daniel Bernier Marcel
Girard Jacqueline Turgeon Jean-Yves Bouchard Ginette Bussières
Chantal Primeau Julie Cloutier Mireille Masse Jean-Yves Blackburn
Guy Poirier Pierre Rousseau Shirley Brown Marjolaine Boutin Claude
Beaumier Thérèse Boulanger André Girardeau Réjean Rochette Guy De
Blois Jacques Larose Michel Hébert Denise Béland Aline Berthiaume
Louis-Marie Thériault Enfin, quatre postes sont demeurés vacants
(secteurs Affaires sociales, Éducation, Municipal et Transport
aérien) et seront comblés d'ici peu.
Le congrès biennal du SCFP-Québec s'est
ouvert, mardi, dans un grand hôtel de Québec, précédé des réunions
de secteur lundi. Il complètera ses travaux aujourd'hui vendredi.
Il s’agit du 23e congrès depuis la fondation du SCFP-Québec en
1963. Au terme de deux années particulièrement actives pour le
SCFP, les délégations des différents syndicats locaux feront le
point sur les luttes menées depuis le dernier congrès et étudieront
aussi les moyens pour rendre encore plus efficace notre
organisation. Résumé de la journée de jeudi Jeudi, 432
personnes étaient inscrites, 149 femmes et 283 hommes, représentant
194 syndicats locaux. 58 personnes étaient présentes comme
observatrices, 5 déléguées par des conseils provinciaux et 27
autres invitées. Avec le personnel de bureau, les conseillers et
les conseillères, 597 personnes participaient au congrès. Visite
d'Henri Massé Nous avons reçu la visite d’Henri Massé hier
matin. Dans une allocution post-électorale et prébudgétaire, le
président de la FTQ a décrit la situation politique au Québec
depuis l’élection du gouvernement libéral. Sur une note positive,
il a rappelé que nous avons barré la route à l’ADQ, le parti qui
présentait le programme le plus dangereux pour les syndiqués et les
services publics. Il faudra par contre surveiller le nouveau
gouvernement, qui risque de nous faire reculer si nous ne sommes
pas vigilants et mobilisés. Le président de la FTQ s’est également
porté à la défense de la Caisse de dépôt, un instrument fort
important pour l’économie du Québec. Selon le confrère Massé,
l’État a toujours un rôle à jouer dans le développement économique.
Une intervention intelligente du gouvernement permet de préserver
des emplois et de soutenir l’économie québécoise. En terminant son
allocution, Henri Massé nous a félicités des belles victoires à
l’Université de Montréal, Sécur et Vidéotron. Il a d’ailleurs
souligné le travail exceptionnel de Pierre Dupuis, présent à la
table de négociation dans ces trois dossiers. Caisse nationale
de grève Les congressistes ont adopté une résolution visant à
soutenir notre caisse de grève et à assurer sa viabilité. Cette
résolution propose le maintien de la cotisation spéciale de 0,04%,
de la cotisation de solidarité, tout en répartissant autrement les
budgets des trois caisses nationales. Dans ce scénario, la Caisse
générale obtiendrait 88% du budget (contre 90% actuellement), la
Caisse de défense resterait à 4% et la Caisse de grève passerait de
6 à 8%. Il s’agit pour l’instant d’une indication des intentions
des syndicats québécois à ce sujet. La décision finale se prendra
en octobre lors du congrès pancanadien. Lors des discussions,
plusieurs ont souligné l’importance de maintenir les prestations à
200$ par semaine, et à prendre les mesures nécessaires pour
soutenir, à long terme, l’outil essentiel qu’est la Caisse
nationale de grève. Grèves de Saint-Jean-de-Matha et
Sainte-Béatrix Chantal Beaudry est venue, avec son groupe,
parler de la lutte menée pour obtenir la sécurité d’emploi à
Sainte-Béatrix et Saint-Jean-de-Matha. Les grévistes ont recueilli
des dons s'élevant à 4488,25$. Fidèle à la tradition, le
SCFP-Québec va doubler la somme. Régimes de retraite Une
résolution d’urgence s’opposant aux modifications des régimes de
retraite des employés municipaux prévues dans le projet de loi no 1
du gouvernement libéral a été adoptée par le congrès.
L’Aut’Journal Pierre Dubuc, directeur de
l’Aut’Journal, est venu nous rappeler l’importance d’une
presse indépendante, proche des préoccupations syndicales. Il a
insisté sur les effets néfastes de la concentration de la presse au
Québec. En ce moment, environ la moitié des quotidiens
appartiennent à Paul Desmarais (Power Corporation) et l’autre
moitié à Pierre Karl Péladeau (Quebecor Média). Cela a des effets
néfastes sur le contenu même des journaux et sur la critique
politique et sociale qu’on y retrouve. Dans des dossiers très
précis, comme la crise du système public de santé, les solutions
proposées par ces quotidiens répondent clairement aux intérêts des
propriétaires des médias en question. Par hasard, les deux plus
grandes compagnies d’assurance au Canada appartiennent à Power
Corporation… En terminant, Pierre Dubuc a insisté sur le fait que
l’Aut’Journal joue un rôle unique, traite de sujets négligés
par les autres journaux, ou aborde d’un autre point de vue des
enjeux plus connus. Il a invité les syndicats SCFP à s’abonner et à
soutenir financièrement l’Aut’Journal.
Le congrès biennal du SCFP-Québec s'est
ouvert, mardi, dans un grand hôtel de Québec. Il s'agit du 23e
congrès depuis la fondation du SCFP-Québec en 1963. Au terme de
deux années particulièrement actives pour le SCFP, les délégations
des différents syndicats locaux feront le point sur les luttes
menées depuis le dernier congrès et étudieront aussi les moyens
pour rendre encore plus efficace notre organisation. La journée
de mercrediParticipation au congrès Mercredi, 426
personnes étaient inscrites au congrès, 148 femmes et 278 hommes,
représentant 193 sections locales. Au total, en incluant les
observateurs, les invités, l'équipe de conseillers et conseillères
et le personnel de bureau, 583 personnes participaient au congrès.
Pendant tout l'avant-midi, les congressistes ont planché sur les
questions du Guide de discussion. On a ainsi échangé sur
l'organisation de notre syndicat, le service aux sections locales,
leur autonomie et sur l'éducation syndicale dans nos rangs. Un
travail exigeant mais nécessaire pour prendre le pouls des
congressistes sur les grands thèmes soulevés par le président et le
secrétaire général. Le résumé des discussions sera présenté cet
avant-midi par le comité synthèse des ateliers. Le prix de la
résistance Hier, Claude Généreux, secrétaire-trésorier
national, a présenté la situation financière de notre syndicat. En
général, les nouvelles sont bonnes. Le déficit de la Caisse
générale a été éliminé, les dépenses en technologies sont
contrôlées, on constitue présentement des fonds pour acquitter les
obligations du SCFP envers ses employés et on a réglé les problèmes
de liquidité. De son côté, la Caisse nationale de défense se porte
bien, mais il faut demeurer vigilant, les ressources sont limitées
et les demandes sont grandes. Plus problématique est la situation
de la Caisse nationale de grève. Elle a été mise à contribution de
façon importante au cours des dernières années. Nous devons être
fiers de la combativité des membres, qui luttent et refusent de
céder devant les employeurs. En 2002, plus de 20 millions de
dollars ont été versés aux groupes en conflit et 11,5 millions dans
les cinq premiers mois de 2003. Le rythme est très élevé, les
conflits sont plus longs, plus durs, et, dans ce contexte, les
membres devront faire des choix sur l'avenir de la Caisse de grève.
Au congrès pancanadien d'octobre, des solutions à long terme
devront être adoptées. Mais comme l'a indiqué Claude Généreux, «
les membres doivent n'avoir aucun doute sur l'appui qu'ils
recevront de la Caisse de grève quand ils en auront besoin ».
Pour le maintien du réseau des services de garde Hier matin,
Pierre Dupuis a participé au dépôt à l'Assemblée nationale d'une
pétition de la Coalition nationale pour le maintien du réseau des
services de garde. Ce geste sera suivi, le samedi 14 juin, d'une
grande manifestation qui partira, à 13 h du Carré Dominion à
Montréal. Vous pouvez en tout temps signer la pétition en ligne à
http://www.petition-garderie.ca. Secrétaire
général Le congrès a décidé de maintenir la structure actuelle,
où le poste de secrétaire général revient d'office au directeur
québécois du SCFP. Il a aussi décidé de demander un second poste de
vice-président à la FTQ. Campagne sur la santé René de
Montigny, vice-président du CPAS, a présenté un document de la
campagne nationale du SCFP contre la privatisation dans le secteur
de la santé. Première convention SCFP et 24,6%
d'augmentation Parmi les 50 nouveaux groupes au SCFP,
mentionnés mardi dans le discours de Mario Gervais, le syndicat des
57 chauffeurs et cinq chauffeuses de Lanau-Bus (Joliette -
Terrebonne), en contrat de service avec le SCFP depuis l'automne
2002, ont conclu à la mi-mai, une convention collective prévoyant
24,6% d'augmentation de salaire, sans compter les bonifications aux
avantages sociaux. Mentionnons que la division Joliette de
l'entreprise était auparavant syndiquée à la CSN. Victoire du
SCFP à l'Île-du-Prince-Édouard Les cinq syndiquées d'un centre
de personnes handicapées à Montague (SCFP 3373), sur
l'Île-du-Prince-Édouard, viennent de conclure une entente de
principe avec leur employeur après plus d'un an de grève. Il s'agit
du plus long conflit de travail de l'histoire de cette province.
Nos consoeurs, surnommées les Fearless Five, ont fait des
gains importants au chapitre des salaires et des avantages
marginaux. Bravo! Syndicalistes assassinés La Confédération
internationale des syndicats libres (CISL) indique qu'au moins 213
syndicalistes ont été assassinés dans le monde au cours de la
dernière année, dont 206 uniquement en Amérique latine. La Colombie
reste, et de loin, le pays où l'activité syndicale demeure la plus
dangereuse avec «184 cas documentés d'assassinats». Une lettre type
demandant aux autorités de ce pays d'intervenir peut être
téléchargée à www.ftq.qc.ca. La CISL regroupe 158 millions de
membres dans 150 pays. Condition féminine Enfin, signalons
qu'en début de soirée, le comité de condition féminine a tenu à
souligner le départ à la retraite de Carol Robertson, conseillère
au Service de l'égalité depuis 1987.
Le congrès biennal du SCFP-Québec s'est
ouvert, hier, dans un grand hôtel de Québec. Il s'agit du 23e
congrès depuis la fondation du SCFP-Québec en 1963. Au terme de
deux années particulièrement actives pour le SCFP, les délégations
des différents syndicats locaux feront le point sur les luttes
menées depuis le dernier congrès et étudieront aussi les moyens
pour rendre encore plus efficace notre organisation. La journée
de mardi Les dicours du président, du secrétaire général et la
présentation du rapport du Comité ad hoc sur les services ont
occupé une bonne partie de la journée de mardi. Participation au
Congrès Mardi, 420 personnes étaient inscrites au congrès: 146
femmes et 274 hommes. Ces congressistes représentaient 190 sections
locales. 55 personnes étaient inscrites comme observatrices, 5
étaient déléguées par les conseils provinciaux et 13 autres
invitées. Avec les conseillers, les conseillères et le personnel de
bureau, 561 personnes participaient à ce moment au congrès.
Ouverture du XXIIIe Congrès Soulignant l'étroite coopération
avec le SCFP dans de nombreuses luttes dont Vidéotron et le golf
Saint-Laurent, le président du Conseil régional FTQ
Chaudière-Appalaches, Claude Maltais, a souhaité la bienvenue aux
congressistes. Il a souligné que «nous aurons de quoi nous
occuper dans les mois à venir, suite au dernier discours de Jean
Charest». Menaces contre l'article 45, sous-traitance,
défusions, lutte pour l'équité salariale figurent au menu, plutôt
indigeste, que nous concocte le nouveau gouvernement libéral.
Développement fulgurant du SCFP depuis 40 ans! Après avoir
souligné l'arrivée de 50 nouveaux groupes au SCFP-Québec depuis le
dernier congrès et appelé à une minute de recueillement pour les
personnes décédées au travail ou dans nos rangs, le président,
Mario Gervais, a rappelé les débuts, en 1963, de notre syndicat
(moins de 20,000 membres) qui fête cette année ses 40 années
d'existence et de luttes avec près de 100,000 membres. Sans oublier
les luttes menées partout au Canada (Ville de Toronto, Hydro One,
etc.), Mario a rappelé que de nombreuses négociations se sont
réglées sans grève ou lock-out, «ce qui ne veut pas dire
qu'elles se soient réglées sans pression ni actions concrètes»,
a-t-il ajouté. Dans la revue des dossiers conflictuels, le
président du SCFP-Québec ne pouvait passer sous silence la lutte
des sept cols blancs de Malartic, en lock-out depuis avril 2002, et
la grève chez Sécur avec en toile de fond les briseurs de grève.
Parlant de «scabs», Mario a insisté sur l'opération de
solidarité sans précédent qui s'est mise en place à l'occasion du
conflit à Vidéotron. Le SCFP dans son ensemble est sorti meilleur
et plus grand à l'issue de ce conflit où nous avons réussi
collectivement à barrer la route à l'empire Quebecor. En terminant,
le président a souhaité que nous sortions de ce congrès encore plus
forts, plus unis, plus solidaires, plus mobilisés, et encore mieux
outillés pour concrétiser nos actions syndicales. (On peut
consulter la version intégrale du discours du président en cliquant
ici.) L'heure des choix Le secrétaire général, Pierre
Dupuis, a dressé hier un bilan positif des actions du SCFP au cours
des deux dernières années. Plusieurs luttes ont été menées et de
nombreux gains ont été obtenus. En plus des conflits très
médiatisés de Vidéotron, Sécur, ou l'Université de Montréal, nous
avons défendu partout les conditions de travail de nos membres avec
énergie et efficacité. D'autres dossiers ont aussi retenu
l'attention et exigé des efforts particuliers. On pense évidemment
à l'équité salariale, aux régimes de retraite, à la sous-traitance
ou à la santé et sécurité au travail. Le secrétaire général a
terminé son discours
en se tournant vers l'avenir. De nombreux défis nous attendent et
comme organisation, nous devons évaluer nos structures et nos
habitudes. Nous ne devons pas hésiter à soulever toutes les pierres
et à aborder des questions délicates comme les cotisations, la
caisse de grève ou la ristourne. En terminant, Pierre Dupuis a
insisté sur la nécessité de faire des choix comme organisation
syndicale. «Sur la question d'abolir ou de maintenir la
ristourne, nous devons prendre une décision maintenant. Mais quoi
que l'on fasse, quoi que l'on choisisse, nous devons trouver
ensemble les moyens de faire face à nos obligations et nous assurer
que les services donnés par le SCFP soient à la hauteur des besoins
des membres», a-t-il conclu. Enfin, on doit aussi souligner le
vibrant hommage qu'a rendu le secrétaire général à Johanne
St-Amour, cette grande militante syndicale disparue l'année
dernière. Vidéotron Gilles Dubé et Yves Lalonde, présidents
des deux syndicats de Vidéotron, ont chaleureusement remercié
l'ensemble du SCFP pour l'appui reçu pendant le long lock-out
imposé par «Séraphin Poudrier» non, Pierre Karl Péladeau. La
résolution demandant au gouvernement fédéral d'adopter une loi
«anti-scabs» a d'ailleurs été adoptée à l'unanimité.
Entente à Polytechnique Ce n'est pas parce qu'on est en
congrès que la vie s'arrête Nos syndicats de l'École Polytechnique
(SCFP 1737 et 1604) ont conclu une entente de principe dans la nuit
du 7 au 8 juin. Les quelque 275 membres se prononceront sur cette
entente les 17 et 18 juin prochains. Connais-toi
toi-même Les membres du Comité ad hoc sur les services ont
présenté leur rapport d'étape. L'ensemble de la tâche confiée au
comité n'est pas terminé: il s'agit d'un travail colossal. Le
rapport dresse le portrait global et exhaustif de ce que nous
sommes comme syndicat. Au Québec, le SCFP représente plus de 95,000
personnes regroupées en 526 sections locales. Aux deux extrémités :
231 sections locales comptent moins de 25 membres (3% du
membership) et 20 sections locales rassemblent plus de 1000 membres
chacune (soit 51% du membership). Le document se termine avec
l'évocation de pistes de réflexion qui guideront la poursuite des
travaux. Le SCFP-Québec salue Jean Lapierre Mardi, on a
souligné l'engagement de Jean Lapierre en lui remettant une plaque
commémorative. Jean Lapierre a été aux commandes des cols bleus de
Montréal pendant 18 ans, des années marquées par un militantisme
actif, un discours social articulé et des victoires importantes
pour les membres. Le 20 mars dernier, Michel Parent l'a remplacé à
la présidence du 301. Quant à Jean Lapierre, il demeurera au sein
de l'organisation jusqu'au moment de sa retraite en 2004.
Candidature de Paul Moist Enfin, soulignons que Paul Moist,
candidat à la présidence du SCFP, s'est adressé aux congressistes
dans la langue de Molière, comme il le fait à chacun de ses
passages au Québec.
Le congrès biennal du SCFP-Québec s'ouvre ce
matin dans un grand hôtel de Québec. Il s'agit du 23e congrès
depuis la fondation du SCFP-Québec en 1963. Au terme de deux années
particulièrement actives pour le SCFP, les délégations des
différents syndicats locaux feront le point sur les luttes menées
depuis le dernier congrès et étudieront aussi les moyens pour
rendre encore plus efficace notre organisation. La journée de
lundi La journée de lundi a été consacrée aux réunions des
différents secteurs ainsi qu'à certaines réunions thématiques. Le
congrès comme tel commencera mardi matin par les discours du
président et du secrétaire général. On peut agir sur les
investissements de nos régimes de retraite Près d'une centaine
de personnes ont participé à la rencontre des comités de retraite,
en fin d'après-midi hier. Michel Lizée y a traité notamment de la
possibilité et de la nécessité de construire un réseau pour
promouvoir les intérêts des membres dans la gestion des régimes de
retraite et l'exercice des droits de vote. François Rebello, du
Groupe Investissement responsable, y est allé quant à lui
d'exemples concrets. Ainsi, le congédiement de syndicalistes
guatémaltèques en pleine démarche d'accréditation a dû être annulé
dans la foulée de pressions grandissantes des ONGs qui ont sonné
l'alarme, de syndicats qui ont demandé aux gestionnaires de régimes
de retraite d'agir et de membres conscients de leur capacité
d'influer sur les choix d'investissement des gestionnaires de leurs
régimes de retraite. L'exemple de La Baie, qui a dû se soumettre à
la politique d'achat de l'Organisation internationale du travail
(OIT), est également très révélateur de notre capacité d'agir sur
les investissements faits par nos régimes de retraite. On attend
les libéraux de pied ferme Hier, lors de la rencontre du
secteur municipal, Jean Lachance a rappelé les victoires des
dernières années, mais il a aussi averti les membres de ne pas
baisser la garde. Avec l'élection du gouvernement Charest et ses
discours très à droite, les mois qui viennent s'annoncent fort
mouvementés. En plus de semer la confusion avec leur projet de
défusions municipales, les libéraux souhaitent affaiblir l'article
45 du Code du travail en ouvrant grandes les portes de la
sous-traitance, une mesure attendue avec impatience par plusieurs
entreprises privées qui ontle secteur public et parapublic dans
leur mire . Échos du secteur du transport urbain Hier, Paul
Du Cap, de la section locale 1983, a quitté officiellement la
vice-présidence du secteur transport du SCFP-Québec. Il a reçu de
la part de la nouvelle vice-présidente Carole Denis (s.l. 2850), un
stylo Mont-Blanc, en guise de reconnaissance pour ses sept années
au service des sections locales du secteur transport. Paul est
chauffeur à la Société de transport de Montréal depuis 26 ans et
agent d'affaire de sa section locale depuis 1985. Pourquoi un
stylo? Paul ne serait pas trop porté sur les nouvelles
technologies, nous a confié une source souhaitant garder
l'anonymat Mauvaise surprise dans le projet de loi #1
Lundi, René Fréchette, a présenté aux délégations du secteur
municipal le contenu du projet de loi no 1 du gouvernement Charest.
Ce projet traite de ce qu'on appelle souvent la «réorganisation
municipale». En plus de prévoir le processus de réorganisation, il
tente de faire passer en douce des changements majeurs aux régimes
de retraite des employés municipaux. S'il était adopté, le projet
déposé vendredi permettrait à toutes les municipalités de recourir
à une «clause banquier», c'est-à-dire que les villes qui doivent
combler un déficit actuariel pourraient se rembourser plus tard à
même les surplus de la caisse. Il s'agit d'une modification
inacceptable car elle met en danger non seulement nos conditions de
retraite, mais aussi notre droit de négocier ce genre de
dispositions avec chaque employeur. Aussi, un peu plus tard cette
semaine, une résolution d'urgence sera-t-elle soumise à l'ensemble
des congressistes pour dénoncer cette proposition. Loi sur la
Fête nationale Saviez-vous que, depuis l'automne dernier, la
Loi sur la Fête nationale a été modifiée et que cela peut
affecter le salaire de certains membres, en particulier les temps
partiels? C'est ce qu'ont appris les membres du secteur des
affaires sociales, hier. La méthode de calcul de la rémunération de
cette journée fériée a, en effet, été modifiée. Évidemment, ceci ne
concerne pas seulement ce secteur...