Liste des nouvelles

2003-07-07

Publication d'un ouvrage sur l'un de nos syndicats locaux50 ans d'histoire syndicale

Au Québec, peu de syndicats locaux peuvent se vanter d'avoir d'une histoire qui remonte à plus de cinquante ans. Mais c'est le cas du SEUL, le syndicat qui regroupe le personnel de soutien à l'emploi de l'Université Laval. Longtemps militant de ce syndicat, Rodrigue Leclerc vient d'en écrire l'histoire des cinquante premières années. «Le monde dans lequel nous vivons, on le doit aux travailleurs et aux travailleuses qui ont cru en leurs idéaux et les ont défendus avec le moyen le plus efficace dont ils disposaient: la solidarité.» C'est dans cet esprit de reconnaissance envers les militants qui l'ont entouré pendant de nombreuses années que Rodrigue Leclerc entreprend de retracer l'histoire du syndicat des employé(e)s de l'Université Laval (le SEUL). C'est aussi animé par le souci de léguer une mémoire en héritage aux nouveaux arrivants au sein de ce syndicat qu'il raconte dans un ouvrage fort bien documenté les événements marquants des luttes syndicales du SEUL depuis 50 ans. Parfois soldés par des gains, parfois aussi par des échecs, les combats de ce syndicat témoignent des efforts de pionniers depuis la signature de la première convention, en passant par les dossiers chauds (réglementation pour le personnel féminin, l'assurance santé, l'ancienneté, les horaires flexibles, les libérations à temps complet, le statut d'étudiant, l'équité salariale, etc.), jusqu'aux luttes actuelles pour l'amélioration des conditions de travail des employés de l'Université Laval. L'auteur rappelle également les conditions dans lesquelles se sont développées ces luttes, celles de l'après-guerre, et nous fait part des enjeux sociaux, politiques et historiques auxquels son syndicat a été lié. L'auteur, Rodrigue Leclerc, a toujours été fasciné par l'histoire et la documentation. Il a étudié en archivistique et a occupé un emploi régulier à la bibliothèque de la faculté de Médecine à l'université Laval avant de faire ses armes au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) où il a reçu sa formation syndicale. Son passage de douze ans au conseil de direction du SEUL à titre de président, térsorier ou de directeur technique a été l'occasion pour lui d'accumuler une somme impressionnante d'informations qu'on trouve dans son ouvrage. Leclerc, Rodrigue, 50 ans d'histoire : le syndicat des employé(e)s de l'Université Laval (SEUL), Montréal, Lanctôt Éditeur, 2003, 284 pages.

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2003-07-02

Négociations difficiles et moyens de pression à Global TV

À Global Television, les négociations trébuchent sur l'intention de CanWest d'utiliser les employés dans n'importe quelle entreprise de Global TV. En fait, l'employeur veut avoir la possibilité de transférer, à sa guise, des tâches, des emplois ou des fonctions à une autre installation de Global TV. La demande de l'employeur vise aussi les types d'emplois techniques, comme les caméramans, qui pourraient être remplacés par des caméramans non syndiqués, appartenant à une compagnie créée de toute pièce par CanWest. La partie patronale souhaite inscrire dans le contrat de travail qu'une telle utilisation des employés dans ses différentes branches pourrait conduire à des mises à pied d'employés syndiqués, sans possibilité de recours par le syndicat. L'employeur souhaite enfin avoir le loisir de transférer n'importe quel employé dans n'importe quelle de ses entreprises, sous menace de congédiement en cas de refus. Du côté du syndicat, on estime abusives, voire insultantes, de telles exigences. «Il s'agit d'une attaque en règle contre l'emploi de nos membres, mais aussi, et surtout, contre la diversité des sources d'information. Izzy Asper impose peut-être ses idées et des éditoriaux uniques à ses journaux, mais il ne viendra pas faire la loi au Québec. L'indépendance journalistique et la pluralité des points de vue sont cruciales pour la qualité de l'information. Nous allons nous battre pour ces valeurs et pour nos emplois. En fait, dans le présent cas, notre sécurité d'emploi, c'est votre droit à l'information», a déclaré Stéphane Paré, président du SCFP 4502, le syndicat qui représente le personnel du réseau de télévision Global au Québec. Lors de réunions tenues à Montréal et à Québec la semaine dernière, les syndiqués ont fait le point sur leurs négociations et ont discuté des ces dernières propositions patronales. Celles-ci étant toujours inacceptables aux yeux des syndiqués, ils ont profité de l'occasion pour réitérer leur volonté de poursuivre et même d'intensifier leurs moyens de pression au cours de l'été.

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2003-06-25

Ville de Sainte-JulieImportante décision de la Commission de l'équité salariale

Bonne nouvelle pour les 15 brigadières à l'emploi de la Ville de Sainte-Julie. Dans une décision toute récente, la Commission de l'équité salariale vient de conclure que les emplois qu'elles occupent n'entrent pas dans la «catégorie d'emploi à caractère saisonnier». À terme, cette décision de la Commission pourrait faire en sorte que le salaire des brigadières passe de 9,73$ l'heure, le taux actuel, à plus de 15$. Qui plus est, cette décision pourrait aussi éclairer le statut d'autres catégories d'emploi précaire ou atypique. Pour comprendre la portée de la récente décision, il faut d'abord savoir que, selon le statut d'emploi, saisonnier ou régulier par exemple, la détermination du salaire des employés qui sert à faire la comparaison homme-femme, peut prendre en compte certains éléments de rémunération directe et indirecte (comme les avantages sociaux). Mais la Loi sur l'équité salariale, qui a pour but de corriger les écarts salariaux entre les emplois à prédominance féminine et ceux à prédominance masculine, ne définit pas les termes «temporaire», «occasionnel» ou «saisonnier». Dans le cas des brigadières scolaires, bien qu'elles travaillent 10 mois par année, l'employeur les considérait comme des employées saisonnières. Pour sa part, le SCFP 1690 prétendait le contraire, à savoir que les brigadières devaient être considérées comme des employées régulières à temps partiel. C'est à la suite d'un différend soulevé par le SCFP 1690 que la Commission en arrive à la conclusion que «la catégorie d'emploi «préposé aux traverses d'écoles» n'est pas un emploi à caractère saisonnier. En conséquence, cette catégorie d'emplois n'est pas visée par le paragraphe 6 de l'article 67 de la Loi sur l'équité salariale», écrit la Commission. Cela signifie que les brigadières scolaires devront être compensées pour les éléments de rémunération indirecte qu'elles ne touchent pas présentement.

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2003-06-20

L'Université de Montréal prise à partie35 millions de dollars pour l'équité salariale

Dans une décision rendue le 12 juin, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse recommande à l'Université de Montréal (UdeM) de verser plus de 35 millions de dollars aux employées de soutien victimes «de discrimination fondée sur le sexe dans le système d'évaluation et la structure salariale». La Commission donne à l'UdeM jusqu'au vendredi 12 septembre, 15 heures, pour se conformer. Cette décision de la Commission vient répondre à la plainte déposée le 16 mai 1996 par le SCFP 1244 (Syndicat des employés et employées de l'UdeM). Si elle est appliquée, la décision touchera environ 1300 employées, principalement parmi les personnes travaillant dans les bureaux, laboratoires, cafétérias et services). Les sommes se répartissent ainsi: 15,6 millions pour la perte monétaire encourue subie depuis 1993 en raison de la méthode de calcul discriminatoire utilisée par l'UdeM, 1,5 million pour la perte monétaire encourue en raison de l'application d'un double système de rémunération malgré un travail équivalent, six millions aux secrétaires et, à titre de dommages moraux, 10,000$ à chacune de victimes. Au moment d'écrire ces lignes, l'UdeM n'a pas encore réagi officiellement à la décision de la Commission.
Le texte complet de la décision


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2003-06-17

Nouveau contrat de travailOn dit oui à 89,4% à l'Université Laval

Quelque 750 membres du SEUL (Syndicat des employés et employées de l’Université Laval) ont participé à leur assemblée générale cet après-midi et c'est à 89,4% qu'ils ont ratifié l'entente de principe intervenue avec la direction de l'Université Laval. Jean Coulombe, président du syndicat, estime que «c’est une étape importante qui vient d’être franchie dans la reconnaissance des employés et [que] les négociations avec l’Université se sont déroulées dans un climat de respect mutuel et de bonnes relations». Les grandes lignes de l’entente Le nouveau contrat de travail sera en vigueur pour quatre ans, soit du 1er juin 2002 au 31 mai 2006. Il prévoit des augmentations rétroactives de 1,8% au 1er juin 2002 et de 2% à compter du 1er janvier 2003. Pour les autres années, les augmentations seront conformes à celles négociées dans le secteur public et parapublic québécois. D’autre part, des anomalies dans la structure salariale des employés ont été corrigées. Entre autres, près de 400 femmes travaillant comme secrétaires, agentes de bureau, etc., vont profiter d’une meilleure rémunération, passant automatiquement de la classe 9 à la classe 10 dès la signature de la convention. Point important de l’entente pour le syndicat, les parties se sont entendues sur un plan de reconnaissance des compétences. Il faut savoir qu’environ 40% du personnel de soutien de l’Université, soit quelque 700 personnes, seront admissibles à la retraite d’ici quelques années. Ces départs à la retraite pourraient occasionner jusqu’à 2500 mouvements de personnel. Pour le personnel restant, l’affichage de ces nombreux postes vacants représente des occasions intéressantes d’avancement et de cheminement de carrière. À l’intérieur du plan de reconnaissance des compétences, les parties ont convenu que l’expérience peut remplacer la scolarité demandée et, inversement, la possession d’un diplôme peut suppléer à l’expérience demandée. Pour Jean Coulombe, «cette partie de l’entente va permettre de véritables perspectives de carrière pour de nombreuses personnes qui travaillent déjà à l’Université Laval.» Pour mémoire, rappelons que l’automne dernier, au moment où il s’apprêtait à entrer en négociation, une vaste campagne publicitaire (abribus, affiche, etc.) menée par le syndicat rappelait que le personnel de soutien était incontournable. Puis, le 19 mars dernier, après 12 séances de négociation, qui n’avaient toujours pas permis de trouver un terrain d’entente, plusieurs centaines d’employés avaient défilé sur le campus de l’institution universitaire québécoise pour manifester leur impatience devant la lenteur des négociations. Le SEUL regroupe environ 1750 employés de soutien de l’Université Laval. Ce sont des employés cols blancs et cols bleus, de bureau, technique, métiers et services, en large majorité des femmes. Le SEUL est une composante importante du secteur universitaire du SCFP qui compte 15,000 membres dans le secteur de l’éducation, dont 8000 dans les universités québécoises, principalement du personnel de soutien.

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2003-06-13

Fin du congrès du SCFP-Québec

Le congrès biennal du SCFP-Québec s'est ouvert, mardi, dans un grand hôtel de Québec, et s'est terminé vers midi, aujourd'hui vendredi. Il s’agissait du 23e congrès depuis la fondation du SCFP-Québec en 1963. En plus du compte rendu des travaux de ce matin, ci-dessous, les internautes peuvent retrouver dans Actualités Plus des résumés des journées précédentes. Résumé de la journée de vendredi Après de nombreuses discussions et des tractations qui ont duré toute la semaine, les congressistes ont finalement décidé d’abolir la ristourne. Le congrès a donc pris acte des besoins des sections locales qui, tout en étant autonomes, font face à plusieurs situations complexes qui demandent des services additionnels. Les versements de la ristourne aux sections locales cesseront le 1er juillet prochain. Les sommes ainsi dégagées seront utilisées pour le service aux membres du SCFP au Québec. Cela sera réalisé par la création de postes de conseillers et conseillères, ou l’équivalent pour un des postes en question. Les autres besoins exprimés par les syndicats locaux seront assumés à l’intérieur des ressources financières actuellement disponibles. Enfin, les futures recommandations du comité ad hoc sur les services devront tenir compte de l’entente de péréquation sur l’organisation des services. Élections Seul candidat, Mario Gervais a été reconduit dans ses fonctions de président. Au Conseil général, voici la liste des autres personnes élues : Claude Turcotte – VP Affaires sociales Jacques Denommé – VP Communications Claude Bélanger – VP Éducation Charles Fleury – VP Hydro-électrique Daniel Ahern – VP Mixte Jean Lachance – VP Municipal Richard Careau – VP Sociétés d’État et organismes publics québécois Carole Denis – VP Transport Lucie Leduc – VP Transport aérien Lucie Levasseur – VP Universitaire Et comme directeurs et directrices : Manon Lupien Ghislaine Doré Daniel Bernier Marcel Girard Jacqueline Turgeon Jean-Yves Bouchard Ginette Bussières Chantal Primeau Julie Cloutier Mireille Masse Jean-Yves Blackburn Guy Poirier Pierre Rousseau Shirley Brown Marjolaine Boutin Claude Beaumier Thérèse Boulanger André Girardeau Réjean Rochette Guy De Blois Jacques Larose Michel Hébert Denise Béland Aline Berthiaume Louis-Marie Thériault Enfin, quatre postes sont demeurés vacants (secteurs Affaires sociales, Éducation, Municipal et Transport aérien) et seront comblés d'ici peu.

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2003-06-13

Aujourd'hui vendrediDerniers travaux du congrès du SCFP-Québec

Le congrès biennal du SCFP-Québec s'est ouvert, mardi, dans un grand hôtel de Québec, précédé des réunions de secteur lundi. Il complètera ses travaux aujourd'hui vendredi. Il s’agit du 23e congrès depuis la fondation du SCFP-Québec en 1963. Au terme de deux années particulièrement actives pour le SCFP, les délégations des différents syndicats locaux feront le point sur les luttes menées depuis le dernier congrès et étudieront aussi les moyens pour rendre encore plus efficace notre organisation. Résumé de la journée de jeudi Jeudi, 432 personnes étaient inscrites, 149 femmes et 283 hommes, représentant 194 syndicats locaux. 58 personnes étaient présentes comme observatrices, 5 déléguées par des conseils provinciaux et 27 autres invitées. Avec le personnel de bureau, les conseillers et les conseillères, 597 personnes participaient au congrès. Visite d'Henri Massé Nous avons reçu la visite d’Henri Massé hier matin. Dans une allocution post-électorale et prébudgétaire, le président de la FTQ a décrit la situation politique au Québec depuis l’élection du gouvernement libéral. Sur une note positive, il a rappelé que nous avons barré la route à l’ADQ, le parti qui présentait le programme le plus dangereux pour les syndiqués et les services publics. Il faudra par contre surveiller le nouveau gouvernement, qui risque de nous faire reculer si nous ne sommes pas vigilants et mobilisés. Le président de la FTQ s’est également porté à la défense de la Caisse de dépôt, un instrument fort important pour l’économie du Québec. Selon le confrère Massé, l’État a toujours un rôle à jouer dans le développement économique. Une intervention intelligente du gouvernement permet de préserver des emplois et de soutenir l’économie québécoise. En terminant son allocution, Henri Massé nous a félicités des belles victoires à l’Université de Montréal, Sécur et Vidéotron. Il a d’ailleurs souligné le travail exceptionnel de Pierre Dupuis, présent à la table de négociation dans ces trois dossiers. Caisse nationale de grève Les congressistes ont adopté une résolution visant à soutenir notre caisse de grève et à assurer sa viabilité. Cette résolution propose le maintien de la cotisation spéciale de 0,04%, de la cotisation de solidarité, tout en répartissant autrement les budgets des trois caisses nationales. Dans ce scénario, la Caisse générale obtiendrait 88% du budget (contre 90% actuellement), la Caisse de défense resterait à 4% et la Caisse de grève passerait de 6 à 8%. Il s’agit pour l’instant d’une indication des intentions des syndicats québécois à ce sujet. La décision finale se prendra en octobre lors du congrès pancanadien. Lors des discussions, plusieurs ont souligné l’importance de maintenir les prestations à 200$ par semaine, et à prendre les mesures nécessaires pour soutenir, à long terme, l’outil essentiel qu’est la Caisse nationale de grève. Grèves de Saint-Jean-de-Matha et Sainte-Béatrix Chantal Beaudry est venue, avec son groupe, parler de la lutte menée pour obtenir la sécurité d’emploi à Sainte-Béatrix et Saint-Jean-de-Matha. Les grévistes ont recueilli des dons s'élevant à 4488,25$. Fidèle à la tradition, le SCFP-Québec va doubler la somme. Régimes de retraite Une résolution d’urgence s’opposant aux modifications des régimes de retraite des employés municipaux prévues dans le projet de loi no 1 du gouvernement libéral a été adoptée par le congrès. L’Aut’Journal Pierre Dubuc, directeur de l’Aut’Journal, est venu nous rappeler l’importance d’une presse indépendante, proche des préoccupations syndicales. Il a insisté sur les effets néfastes de la concentration de la presse au Québec. En ce moment, environ la moitié des quotidiens appartiennent à Paul Desmarais (Power Corporation) et l’autre moitié à Pierre Karl Péladeau (Quebecor Média). Cela a des effets néfastes sur le contenu même des journaux et sur la critique politique et sociale qu’on y retrouve. Dans des dossiers très précis, comme la crise du système public de santé, les solutions proposées par ces quotidiens répondent clairement aux intérêts des propriétaires des médias en question. Par hasard, les deux plus grandes compagnies d’assurance au Canada appartiennent à Power Corporation… En terminant, Pierre Dubuc a insisté sur le fait que l’Aut’Journal joue un rôle unique, traite de sujets négligés par les autres journaux, ou aborde d’un autre point de vue des enjeux plus connus. Il a invité les syndicats SCFP à s’abonner et à soutenir financièrement l’Aut’Journal.

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2003-06-12

Le SCFP-Québec en congrès

Le congrès biennal du SCFP-Québec s'est ouvert, mardi, dans un grand hôtel de Québec. Il s'agit du 23e congrès depuis la fondation du SCFP-Québec en 1963. Au terme de deux années particulièrement actives pour le SCFP, les délégations des différents syndicats locaux feront le point sur les luttes menées depuis le dernier congrès et étudieront aussi les moyens pour rendre encore plus efficace notre organisation. La journée de mercredi Participation au congrès Mercredi, 426 personnes étaient inscrites au congrès, 148 femmes et 278 hommes, représentant 193 sections locales. Au total, en incluant les observateurs, les invités, l'équipe de conseillers et conseillères et le personnel de bureau, 583 personnes participaient au congrès. Pendant tout l'avant-midi, les congressistes ont planché sur les questions du Guide de discussion. On a ainsi échangé sur l'organisation de notre syndicat, le service aux sections locales, leur autonomie et sur l'éducation syndicale dans nos rangs. Un travail exigeant mais nécessaire pour prendre le pouls des congressistes sur les grands thèmes soulevés par le président et le secrétaire général. Le résumé des discussions sera présenté cet avant-midi par le comité synthèse des ateliers. Le prix de la résistance Hier, Claude Généreux, secrétaire-trésorier national, a présenté la situation financière de notre syndicat. En général, les nouvelles sont bonnes. Le déficit de la Caisse générale a été éliminé, les dépenses en technologies sont contrôlées, on constitue présentement des fonds pour acquitter les obligations du SCFP envers ses employés et on a réglé les problèmes de liquidité. De son côté, la Caisse nationale de défense se porte bien, mais il faut demeurer vigilant, les ressources sont limitées et les demandes sont grandes. Plus problématique est la situation de la Caisse nationale de grève. Elle a été mise à contribution de façon importante au cours des dernières années. Nous devons être fiers de la combativité des membres, qui luttent et refusent de céder devant les employeurs. En 2002, plus de 20 millions de dollars ont été versés aux groupes en conflit et 11,5 millions dans les cinq premiers mois de 2003. Le rythme est très élevé, les conflits sont plus longs, plus durs, et, dans ce contexte, les membres devront faire des choix sur l'avenir de la Caisse de grève. Au congrès pancanadien d'octobre, des solutions à long terme devront être adoptées. Mais comme l'a indiqué Claude Généreux, « les membres doivent n'avoir aucun doute sur l'appui qu'ils recevront de la Caisse de grève quand ils en auront besoin ». Pour le maintien du réseau des services de garde Hier matin, Pierre Dupuis a participé au dépôt à l'Assemblée nationale d'une pétition de la Coalition nationale pour le maintien du réseau des services de garde. Ce geste sera suivi, le samedi 14 juin, d'une grande manifestation qui partira, à 13 h du Carré Dominion à Montréal. Vous pouvez en tout temps signer la pétition en ligne à http://www.petition-garderie.ca. Secrétaire général Le congrès a décidé de maintenir la structure actuelle, où le poste de secrétaire général revient d'office au directeur québécois du SCFP. Il a aussi décidé de demander un second poste de vice-président à la FTQ. Campagne sur la santé René de Montigny, vice-président du CPAS, a présenté un document de la campagne nationale du SCFP contre la privatisation dans le secteur de la santé. Première convention SCFP et… 24,6% d'augmentation Parmi les 50 nouveaux groupes au SCFP, mentionnés mardi dans le discours de Mario Gervais, le syndicat des 57 chauffeurs et cinq chauffeuses de Lanau-Bus (Joliette - Terrebonne), en contrat de service avec le SCFP depuis l'automne 2002, ont conclu à la mi-mai, une convention collective prévoyant 24,6% d'augmentation de salaire, sans compter les bonifications aux avantages sociaux. Mentionnons que la division Joliette de l'entreprise était auparavant syndiquée à la CSN. Victoire du SCFP à l'Île-du-Prince-Édouard Les cinq syndiquées d'un centre de personnes handicapées à Montague (SCFP 3373), sur l'Île-du-Prince-Édouard, viennent de conclure une entente de principe avec leur employeur après plus d'un an de grève. Il s'agit du plus long conflit de travail de l'histoire de cette province. Nos consoeurs, surnommées les Fearless Five, ont fait des gains importants au chapitre des salaires et des avantages marginaux. Bravo! Syndicalistes assassinés La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) indique qu'au moins 213 syndicalistes ont été assassinés dans le monde au cours de la dernière année, dont 206 uniquement en Amérique latine. La Colombie reste, et de loin, le pays où l'activité syndicale demeure la plus dangereuse avec «184 cas documentés d'assassinats». Une lettre type demandant aux autorités de ce pays d'intervenir peut être téléchargée à www.ftq.qc.ca. La CISL regroupe 158 millions de membres dans 150 pays. Condition féminine Enfin, signalons qu'en début de soirée, le comité de condition féminine a tenu à souligner le départ à la retraite de Carol Robertson, conseillère au Service de l'égalité depuis 1987.

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2003-06-11

Le SCFP-Québec en congrès

Le congrès biennal du SCFP-Québec s'est ouvert, hier, dans un grand hôtel de Québec. Il s'agit du 23e congrès depuis la fondation du SCFP-Québec en 1963. Au terme de deux années particulièrement actives pour le SCFP, les délégations des différents syndicats locaux feront le point sur les luttes menées depuis le dernier congrès et étudieront aussi les moyens pour rendre encore plus efficace notre organisation. La journée de mardi Les dicours du président, du secrétaire général et la présentation du rapport du Comité ad hoc sur les services ont occupé une bonne partie de la journée de mardi. Participation au Congrès Mardi, 420 personnes étaient inscrites au congrès: 146 femmes et 274 hommes. Ces congressistes représentaient 190 sections locales. 55 personnes étaient inscrites comme observatrices, 5 étaient déléguées par les conseils provinciaux et 13 autres invitées. Avec les conseillers, les conseillères et le personnel de bureau, 561 personnes participaient à ce moment au congrès. Ouverture du XXIIIe Congrès Soulignant l'étroite coopération avec le SCFP dans de nombreuses luttes dont Vidéotron et le golf Saint-Laurent, le président du Conseil régional FTQ Chaudière-Appalaches, Claude Maltais, a souhaité la bienvenue aux congressistes. Il a souligné que «nous aurons de quoi nous occuper dans les mois à venir, suite au dernier discours de Jean Charest». Menaces contre l'article 45, sous-traitance, défusions, lutte pour l'équité salariale figurent au menu, plutôt indigeste, que nous concocte le nouveau gouvernement libéral. Développement fulgurant du SCFP depuis 40 ans! Après avoir souligné l'arrivée de 50 nouveaux groupes au SCFP-Québec depuis le dernier congrès et appelé à une minute de recueillement pour les personnes décédées au travail ou dans nos rangs, le président, Mario Gervais, a rappelé les débuts, en 1963, de notre syndicat (moins de 20,000 membres) qui fête cette année ses 40 années d'existence et de luttes avec près de 100,000 membres. Sans oublier les luttes menées partout au Canada (Ville de Toronto, Hydro One, etc.), Mario a rappelé que de nombreuses négociations se sont réglées sans grève ou lock-out, «ce qui ne veut pas dire qu'elles se soient réglées sans pression ni actions concrètes», a-t-il ajouté. Dans la revue des dossiers conflictuels, le président du SCFP-Québec ne pouvait passer sous silence la lutte des sept cols blancs de Malartic, en lock-out depuis avril 2002, et la grève chez Sécur avec en toile de fond les briseurs de grève. Parlant de «scabs», Mario a insisté sur l'opération de solidarité sans précédent qui s'est mise en place à l'occasion du conflit à Vidéotron. Le SCFP dans son ensemble est sorti meilleur et plus grand à l'issue de ce conflit où nous avons réussi collectivement à barrer la route à l'empire Quebecor. En terminant, le président a souhaité que nous sortions de ce congrès encore plus forts, plus unis, plus solidaires, plus mobilisés, et encore mieux outillés pour concrétiser nos actions syndicales. (On peut consulter la version intégrale du discours du président en cliquant ici.) L'heure des choix Le secrétaire général, Pierre Dupuis, a dressé hier un bilan positif des actions du SCFP au cours des deux dernières années. Plusieurs luttes ont été menées et de nombreux gains ont été obtenus. En plus des conflits très médiatisés de Vidéotron, Sécur, ou l'Université de Montréal, nous avons défendu partout les conditions de travail de nos membres avec énergie et efficacité. D'autres dossiers ont aussi retenu l'attention et exigé des efforts particuliers. On pense évidemment à l'équité salariale, aux régimes de retraite, à la sous-traitance ou à la santé et sécurité au travail. Le secrétaire général a terminé son discours en se tournant vers l'avenir. De nombreux défis nous attendent et comme organisation, nous devons évaluer nos structures et nos habitudes. Nous ne devons pas hésiter à soulever toutes les pierres et à aborder des questions délicates comme les cotisations, la caisse de grève ou la ristourne. En terminant, Pierre Dupuis a insisté sur la nécessité de faire des choix comme organisation syndicale. «Sur la question d'abolir ou de maintenir la ristourne, nous devons prendre une décision maintenant. Mais quoi que l'on fasse, quoi que l'on choisisse, nous devons trouver ensemble les moyens de faire face à nos obligations et nous assurer que les services donnés par le SCFP soient à la hauteur des besoins des membres», a-t-il conclu. Enfin, on doit aussi souligner le vibrant hommage qu'a rendu le secrétaire général à Johanne St-Amour, cette grande militante syndicale disparue l'année dernière. Vidéotron Gilles Dubé et Yves Lalonde, présidents des deux syndicats de Vidéotron, ont chaleureusement remercié l'ensemble du SCFP pour l'appui reçu pendant le long lock-out imposé par «Séraphin Poudrier»… non, Pierre Karl Péladeau. La résolution demandant au gouvernement fédéral d'adopter une loi «anti-scabs» a d'ailleurs été adoptée à l'unanimité. Entente à Polytechnique Ce n'est pas parce qu'on est en congrès que la vie s'arrête… Nos syndicats de l'École Polytechnique (SCFP 1737 et 1604) ont conclu une entente de principe dans la nuit du 7 au 8 juin. Les quelque 275 membres se prononceront sur cette entente les 17 et 18 juin prochains. Connais-toi toi-même Les membres du Comité ad hoc sur les services ont présenté leur rapport d'étape. L'ensemble de la tâche confiée au comité n'est pas terminé: il s'agit d'un travail colossal. Le rapport dresse le portrait global et exhaustif de ce que nous sommes comme syndicat. Au Québec, le SCFP représente plus de 95,000 personnes regroupées en 526 sections locales. Aux deux extrémités : 231 sections locales comptent moins de 25 membres (3% du membership) et 20 sections locales rassemblent plus de 1000 membres chacune (soit 51% du membership). Le document se termine avec l'évocation de pistes de réflexion qui guideront la poursuite des travaux. Le SCFP-Québec salue Jean Lapierre Mardi, on a souligné l'engagement de Jean Lapierre en lui remettant une plaque commémorative. Jean Lapierre a été aux commandes des cols bleus de Montréal pendant 18 ans, des années marquées par un militantisme actif, un discours social articulé et des victoires importantes pour les membres. Le 20 mars dernier, Michel Parent l'a remplacé à la présidence du 301. Quant à Jean Lapierre, il demeurera au sein de l'organisation jusqu'au moment de sa retraite en 2004. Candidature de Paul Moist Enfin, soulignons que Paul Moist, candidat à la présidence du SCFP, s'est adressé aux congressistes dans la langue de Molière, comme il le fait à chacun de ses passages au Québec.

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2003-06-10

Le SCFP-Québec en congrès

Le congrès biennal du SCFP-Québec s'ouvre ce matin dans un grand hôtel de Québec. Il s'agit du 23e congrès depuis la fondation du SCFP-Québec en 1963. Au terme de deux années particulièrement actives pour le SCFP, les délégations des différents syndicats locaux feront le point sur les luttes menées depuis le dernier congrès et étudieront aussi les moyens pour rendre encore plus efficace notre organisation. La journée de lundi La journée de lundi a été consacrée aux réunions des différents secteurs ainsi qu'à certaines réunions thématiques. Le congrès comme tel commencera mardi matin par les discours du président et du secrétaire général. On peut agir sur les investissements de nos régimes de retraite Près d'une centaine de personnes ont participé à la rencontre des comités de retraite, en fin d'après-midi hier. Michel Lizée y a traité notamment de la possibilité et de la nécessité de construire un réseau pour promouvoir les intérêts des membres dans la gestion des régimes de retraite et l'exercice des droits de vote. François Rebello, du Groupe Investissement responsable, y est allé quant à lui d'exemples concrets. Ainsi, le congédiement de syndicalistes guatémaltèques en pleine démarche d'accréditation a dû être annulé dans la foulée de pressions grandissantes des ONGs qui ont sonné l'alarme, de syndicats qui ont demandé aux gestionnaires de régimes de retraite d'agir et de membres conscients de leur capacité d'influer sur les choix d'investissement des gestionnaires de leurs régimes de retraite. L'exemple de La Baie, qui a dû se soumettre à la politique d'achat de l'Organisation internationale du travail (OIT), est également très révélateur de notre capacité d'agir sur les investissements faits par nos régimes de retraite. On attend les libéraux de pied ferme Hier, lors de la rencontre du secteur municipal, Jean Lachance a rappelé les victoires des dernières années, mais il a aussi averti les membres de ne pas baisser la garde. Avec l'élection du gouvernement Charest et ses discours très à droite, les mois qui viennent s'annoncent fort mouvementés. En plus de semer la confusion avec leur projet de défusions municipales, les libéraux souhaitent affaiblir l'article 45 du Code du travail en ouvrant grandes les portes de la sous-traitance, une mesure attendue avec impatience par plusieurs entreprises privées qui ontle secteur public et parapublic dans leur mire . Échos du secteur du transport urbain Hier, Paul Du Cap, de la section locale 1983, a quitté officiellement la vice-présidence du secteur transport du SCFP-Québec. Il a reçu de la part de la nouvelle vice-présidente Carole Denis (s.l. 2850), un stylo Mont-Blanc, en guise de reconnaissance pour ses sept années au service des sections locales du secteur transport. Paul est chauffeur à la Société de transport de Montréal depuis 26 ans et agent d'affaire de sa section locale depuis 1985. Pourquoi un stylo? Paul ne serait pas trop porté sur les nouvelles technologies, nous a confié une source souhaitant garder l'anonymat… Mauvaise surprise dans le projet de loi #1 Lundi, René Fréchette, a présenté aux délégations du secteur municipal le contenu du projet de loi no 1 du gouvernement Charest. Ce projet traite de ce qu'on appelle souvent la «réorganisation municipale». En plus de prévoir le processus de réorganisation, il tente de faire passer en douce des changements majeurs aux régimes de retraite des employés municipaux. S'il était adopté, le projet déposé vendredi permettrait à toutes les municipalités de recourir à une «clause banquier», c'est-à-dire que les villes qui doivent combler un déficit actuariel pourraient se rembourser plus tard à même les surplus de la caisse. Il s'agit d'une modification inacceptable car elle met en danger non seulement nos conditions de retraite, mais aussi notre droit de négocier ce genre de dispositions avec chaque employeur. Aussi, un peu plus tard cette semaine, une résolution d'urgence sera-t-elle soumise à l'ensemble des congressistes pour dénoncer cette proposition. Loi sur la Fête nationale Saviez-vous que, depuis l'automne dernier, la Loi sur la Fête nationale a été modifiée et que cela peut affecter le salaire de certains membres, en particulier les temps partiels? C'est ce qu'ont appris les membres du secteur des affaires sociales, hier. La méthode de calcul de la rémunération de cette journée fériée a, en effet, été modifiée. Évidemment, ceci ne concerne pas seulement ce secteur...

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