Le SCFP 675 et le STARF, syndicats à la
Société Radio-Canada, demandent plus d’informations et entament une
enquête sur le nouveau plan d’emménagement et de développement de
la Maison Radio-Canada (MRC). Dans l’intérêt du public et de leurs
membres, le SCFP et le STARF exigent plus de transparence. Dans la
foulée de l’annonce d’aujourd’hui, les syndicats veulent s’assurer
que les investissements soient faits dans l’intérêt des
contribuables et de la Société Radio-Canada et non dans l’intérêt
des consortiums invités à soumettre des projets. Tel qu’annoncé,
Radio-Canada mettra en vente ses immeubles et ses terrains de
Montréal pour en devenir locataire, en vertu d’un bail à long
terme.
Réunis lundi soir en assemblée générale
syndicale, les employés cols bleus de la Ville de Varennes ont voté
à 86% en faveur d’un nouveau contrat de travail. Il s’appliquera
sur six ans, soit du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2018. Cette
nouvelle convention collective comporte une clause innovatrice en
matière d’expertise interne. Chaque fois que la Ville envisagera de
recourir à la sous-traitance, elle devra en aviser le syndicat à
l’avance. Le syndicat et la Ville examineront alors la possibilité
d’effectuer les travaux à l’interne et procéderont, au besoin, à
des comparatifs de coûts. Rappelons qu’en mai, les cols blancs de
Varennes avaient adopté une nouvelle convention qui prévoit le
renforcement du mandat du comité patronal-syndical de la lutte à la
sous-traitance. «Pour une
deuxième fois en moins d’un mois, nous nous sommes entendus avec la
Ville de Varennes pour mieux encadrer la sous-traitance. La
nouvelle clause dans la convention collective des cols bleus est
une sécurité très intéressante pour les citoyens. Elle crée un
mécanisme rigoureux permettant de comparer au cas par cas la
sous-traitance et le travail à l’interne», a souligné Claude
Dubuc, président de la section locale 1965 du Syndicat canadien de
la fonction publique (SCFP).
Au cours des dernières semaines, le SCFP a
conclu plusieurs ententes pour ses membres en Abitibi-Témiscamingue
et dans le Nord-du-Québec. Ressources d'hébergement de Rouyn-Noranda –
SCFP 5066 En mai, une première convention collective a été
signée pour cette section locale qui regroupe 52 membres: préposés
aux bénéficiaires, préposés à l’entretien, chefs d’équipe et
infirmières auxiliaires. La convention collective de trois ans
s’applique du 1er avril 2012 au 31 mars 2015. Les augmentations
salariales totales pour cette période sont de 18% en moyenne. Le
total de jours fériés passe de huit à douze. De plus, une banque de
huit congés maladie a été créée. La négociation a été finalisée
avec l’aide d’un conciliateur. Le 12 avril dernier, les membres ont
voté à 92% en faveur de l’entente. Office municipal d'habitation de Rouyn-Noranda
– SCFP 5066 Le 5 juin dernier en assemblée générale
syndicale, les quatre membres de ce groupe ont accepté à
l’unanimité, par vote secret, leur nouveau contrat de travail.
L’entente de principe avait été conclue le 7 mars dernier. Il
s’agit d’une première convention collective qui comporte des
augmentations totales de 18%. Elle s’applique du 1er janvier 2013
au 31 décembre 2015. Deux des membres obtiennent un statut
permanent. Centre jeunesse de
l’Abitibi-Témiscamingue – SCFP 3608 La négociation de ce
groupe du secteur des Affaires sociales portait sur les
dispositions locales de la convention collective. Les 5 et 6 juin
dernier, les membres ont adopté à l’unanimité les modifications
proposées. Ils oeuvrent à titre d’éducateur, infirmière,
surveillant et agent d’intervention; ils sont environ 200 membres
au total. La négociation a surtout porté sur la liste de rappel.
Le 11 juin dernier, le syndicat des employés
municipaux de Sainte-Lucie a signé officiellement une nouvelle
convention collective avec la Ville. L’entente s’applique du 1er
janvier 2013 au 31 décembre 2016, pour une durée de quatre ans.
L’augmentation annuelle pour l’année 2013 est de 5%, ce qui
constitue un rattrapage salarial notable. Pour chacune des trois
années suivantes, les augmentations seront de 3%. Si c’est
nécessaire, ces augmentations seront revues à la hausse pour égaler
l’indice des prix à la consommation (IPC). «Nous avons négocié un rattrapage salarial
afin que les employés de Sainte-Lucie soient payés équitablement
par rapport à leurs homologues des autres villes. Nos vis-à-vis
patronaux ont accepté: ils misent ainsi sur l’expertise interne, de
même que sur l’attraction et la rétention de leur main-d’œuvre.
Bref, c’est une entente de bon augure pour des relations de travail
saines», a expliqué Roger Bazinet, conseiller syndical au
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Les quelque dix
employés municipaux cols blancs et cols bleus de Sainte-Lucie, dans
les Laurentides, sont membres de la section locale 4437 du SCFP. En
assemblée générale syndicale le 28 janvier dernier, ils avaient
voté à l’unanimité en faveur de ce nouveau contrat de travail.
«Fait remarquable, l’employeur a
procédé à l’ajustement des salaires et aux versements rétroactifs
dès la première paye suivant l’assemblée générale. Le reste de la
négociation a aussi été rapide et efficace. Nous apprécions ces
signes de respect envers les employés», selon Élie Lajoie,
président du syndicat.
À quelques heures du début du congrès du
SCFP-Québec, les préparatifs vont bon train. Les travaux commencent
le mardi 18 juin, à compter de 9h30. D'ores et déjà, on sait qu'un
nombre record de délégations prendront part à ce 28e congrès
biennal. Nombre record aussi pour le nombre de résolutions qui ont
été déposées par les syndicats locaux, soit très exactement 101
projets de résolutions et amendements aux statuts et règlements.
Le congrès en résumé Mardi,
en plus d'entendre les discours des leaders syndicaux du SCFP,
Lucie Levasseur, Denis Bolduc, Denis Plante et Paul Moist, les
congressistes recevront le chef du NPD, Thomas Mulcair. Mercredi,
les résultats d'un sondage réalisé par la firme Léger auprès de
1000 jeunes Québécois seront rendus publics. L'enquête a porté sur
les attentes des jeunes envers les syndicats. La présentation sera
faite par Diane Rousseau, vice-présidente adjointe de la firme
Léger. Les résultats seront commentés par Martine Desjardins,
ancienne présidente de la FEUQ. Toujours mercredi, deux
conférenciers s'adresseront aux congressistes: Éric Charest,
professeur à l'ÉNAP (Les
générations au travail: entre mythes et réalités) et Roger
Blanchette, historien et professeur (Luttes, victoires et reculs: un regard
syndical sur l'histoire du Québec). Également mercredi,
Charles Fleury, secrétaire-trésorier pancanadien du SCFP, prendra
la parole.
À partir de neuf heures lundi, des douzaines
de chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Montréal
(STM) débarqueront au palais de justice de Montréal, en solidarité
avec leur collègue, victime d’une agression grave le 24 avril
dernier. «Ça aurait pu arriver à
n’importe qui d’entre-nous. Il n’est pas en mesure d’être présent
aujourd’hui pour la comparution d’un de ses agresseurs allégués.
Nous voulons qu’il sache que nous sommes avec lui», a
expliqué Stéphane Lachance, porte-parole syndical. Les agresseurs
allégués sont accusés de voie de fait grave. L’incident en question
a été grandement médiatisé puisqu’une caméra à bord de l’autobus a
filmé l’agression. Malheureusement, c’est loin d’être un cas isolé.
En 2012, 66 actes de violence envers des chauffeurs d’autobus de la
Ville de Montréal ont eu lieu. Selon les experts en santé et
sécurité, seulement 25% des actes de violence sont rapportés.
«Une société qui valorise le
transport en commun doit aussi s'assurer que les chauffeurs
d’autobus puissent travailler en toute sécurité», ajoute le
représentant syndical.
Au mois de mai dernier, le Syndicat des
fonctionnaires municipaux de Montréal (SFMM) a accueilli une
soixantaine de nouveaux travailleurs de l’Association aquatique de
Dollard-des-Ormeaux (AADDO). Il s’agit pour la plupart de
surveillants-sauveteurs, d’assistants surveillants-sauveteurs, de
moniteurs en formation aquatique et de superviseurs du programme
aquatique. Leur intégration au sein duSFMM est le fruit de leur
propre initiative. En effet, désireux de se syndiquer afin
d’améliorer leurs conditions de travail ils ont d’abord contacté le
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Le SCFP a fait
cheminer le nouveau groupe vers le SFMM. Le SFMM a, par la suite,
accompagné les travailleurs dans le processus de syndicalisation
qui a abouti quelques mois plus tard. La vice-présidente Lyne
Lachapelle, l’agent de griefs Frank Mazza, la directrice syndicale
Johanne Joly et le conseiller syndical SCFP José Carufel ont tenu
une première assemblée d’information à l’intention des membres le 4
juin. Ils s’apprêtent à enclencher une ronde de consultation auprès
de leurs membres. Ensuite ils vont devoir s’asseoir et négocier
avec l’AADDO afin d’en arriver à leur première convention
collective.
«Nous applaudissons l’initiative et
travaillerons de concert avec les partenaires qui veulent mener ce
projet à terme.»
Le Syndicat de la Société de transport de
Montréal représentant les chauffeurs d’autobus applaudit le dépôt
d’un projet de loi privé NPD (C-531) qui vise à amender le Code
criminel pour prévoir des peines plus sévères pour les agressions
commises à l’encontre des travailleurs du transport en commun.
Déposé hier à la Chambre des communes, ce projet de loi répond aux
revendications publiques faites par le Syndicat suite à l’agression
sauvage d’un chauffeur d’autobus le 24 avril dernier. «Nous applaudissons l’initiative et
travaillerons de concert avec les partenaires qui veulent mener ce
projet à terme. Le député John Rafferty du NPD a bien canalisé les
demandes venant de plusieurs villes visant une protection accrue
pour les travailleurs du transport en commun», a expliqué
Stéphane Lachance, porte-parole du Syndicat.«Nous espérons que l’effet dissuasif d’une
telle loi aura un effet rapide et que nous verrons une baisse
significative des agressions commises dans notre réseau.» En
2012, 66 actes de violence envers des chauffeurs d’autobus de la
ville de Montréal ont été enregistrés. Selon les experts en santé
et sécurité, seulement 25 % des actes de violence sont rapportés.
Les quelque 75 employés cols blancs et cols
bleus de la Ville de Beloeil ont un nouveau contrat de travail. Ils
l’ont entériné par un vote secret de 90% en assemblée générale
syndicale le 11 juin. L’entente est d’une durée de quatre ans: elle
couvre la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2014. Les
augmentations salariales annuelles négociées sont de 2,5% en
moyenne. La question du déficit du régime de retraite a été au
coeur des pourparlers. Les employés consentent à percevoir
l’augmentation de 2011 en montant forfaitaire. Cette augmentation
sera appliquée à la grille salariale à la fin de 2014. Les
économies ainsi réalisées seront versées par l’employeur au régime
de retraite. De plus, les employés ont accepté de faire passer leur
contribution au régime de retraite de 6% à 9% de leur salaire
annuel à compter du 1er janvier 2013. Par ailleurs, l’employeur a
accepté d’accorder la semaine de quatre jours et demi aux employés
cols blancs. Ces derniers travailleront le même nombre d’heures par
semaine, mais termineront plus tôt le vendredi. «Le processus de négociation s’est déroulé
dans un climat productif et d’ouverture. Les préoccupations des
deux parties ont été prises en compte. Comme syndicat, nous avons
pris nos responsabilités face au déficit du régime de
retraite», selon Johanne Gauthier, présidente de la section
locale 4750 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).
Le 5 juin dernier, le syndicat des employés
municipaux de L’Anse-Saint-Jean (SCFP 4323) a signé une nouvelle
convention collective au nom de ses sept membres. L’entente, d’une
durée de quatre ans, couvre la période du 1er janvier 2014 au 31
décembre 2017. Les augmentations salariales négociées sont de 2,5%
pour chacune des deux premières années et de 2,75% pour chacune des
deux dernières. Les contributions au régime de retraite,
présentement de 6% du salaire versées tant par l’employeur que par
les employés, passeront graduellement à 7%. Des augmentations sont
prévues aux versements pour déplacements au travail et pour achat
de vêtements de travail et d’équipement de sécurité.