2008-05-29
14:33:26Communiqué
Le projet de Remstar est un miroir aux alouettes,
un détournement de licence
Québec, le jeudi 29 mai
2008 – Les employés de TQS-Québec comptent sur les audiences
du CRTC de la semaine prochaine pour remettre les pendules à
l’heure. Si le CRTC devait accepter le projet de Remstar ce serait,
aux yeux des employés, rien de moins qu’un détournement de licence.
«C’est un miroir aux alouettes
que la compagnie Remstar va présenter au CRTC, a résumé le
porte-parole des employés de TQS-Québec, Éric Lévesque.
En promettant de l’information
sans journalistes sur sa chaîne, Remstar va tenter de détourner la
licence. C’est un très gros coup. C’est un peu comme si le
gouvernement nous proposait de la médecine sans médecins. Nous
osons espérer que les conseillers du CRTC ne seront pas dupes et
qu’ils vont se tenir debout.»
Éric Lévesque rappelle que la licence de TQS en est une de télé
généraliste, dont les engagements prévoient au moins neuf heures et
demie de nouvelles locales par semaine à la station de Québec. Il
fait remarquer qu’avant même que le CRTC se prononce, Remstar va
renier cet engagement. En effet, dès lundi, les bulletins de TQS
seront amputés, la station de Québec ne diffusant plus que 30
minutes d’information par jour. Ce faisant, Remstar va placer le
CRTC et la population devant un fait accompli. Si son plan va de
l’avant, la situation n’ira pas en s’améliorant. Dès septembre, il
n’y aura tout simplement plus de service d’information à TQS.
Cette situation est d’autant plus déplorable qu’à Québec, le
service d’information produit les émissions les plus regardées. Par
exemple, depuis le début de TQS-Québec, le Grand Journal, toujours diffusé en
2008 entre 17 et 18 heures, occupe la première ou la deuxième place
dans les sondages BBM. Malgré ces succès, c’est sur l’information
que Remstar fait porter tout le poids des problèmes financiers de
TQS en sabrant dans ce service.
Devant le CRTC, le syndicat des employés de TQS-Québec (SCFP-FTQ)
entend faire valoir que les télés généralistes sont la pierre
angulaire du système de radiodiffusion canadien, notamment parce
qu’elles diffusent de l’information. Le syndicat soulignera aussi
l’iniquité du système actuel qui permet aux seules chaines
spécialisées de percevoir des redevances. Il réclamera pour les
diffuseurs conventionnels, autant privés que publics, des
conditions d’exploitation qui leur permettent de poursuivre leur
contribution à la vie culturelle et démocratique du pays.
Les audiences du CRTC débuteront à Montréal lundi. Elles se
poursuivront à Québec pendant toute la journée mardi ainsi qu’en
avant-midi mercredi.
Comptant 7000 membres dans les communications au Québec, le SCFP
est présent dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et
les services sociaux, l’éducation, les transports urbain et aérien,
les sociétés d’État et organismes publics québécois,
l’hydroélectricité et les municipalités. Avec plus de 105,000
membres, le SCFP est le plus important affilié de la FTQ.
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