2008-04-29
04:00:38Communiqué
Quebecor a censuré TVA
Québec, le mardi 29 avril 2008
– Nous reproduisons ci-dessous le texte publié dans
l’édition d’aujourd’hui du MédiaMatinQuébec, en page 8 et qu’on
peut aussi lire sur www.mediamatinquebec.com .
Quebecor intervient auprès de ses journalistes pour censurer les
reportages traitant du lock-out au Journal de Québec ou de l’importance
de l’information locale à Québec.
La semaine dernière encore, un des patrons de TVA à Québec est
intervenu pour qu’une déclaration d’Henri Massé ne soit pas incluse
dans le reportage traitant de la manifestation marquant le premier
anniversaire du lock-out et de la grève.
Il semblerait que Pierre Karl Péladeau n’ait pas aimé entendre dire
par M. Massé: «Son père, Pierre
Péladeau, le fondateur de l’empire qu’il dirige maladroitement
depuis maintenant dix ans, savait qu’il faisait des millions grâce
à ses travailleurs.»
Pour Pierre Karl Péladeau, toute vérité n’est pas nécessairement
agréable à entendre!
Le reportage diffusé sur le réseau se contentait de reprendre des
déclarations moins croustillantes du président retraité de la FTQ.
Dès le lendemain, la direction de TVA est de nouveau intervenue
pour exiger qu’une déclaration de François Bourque, président de la
Fédération professionnelle des journalistes du Québec, ne soit pas
incluse dans le reportage traitant de la fermeture des salles de
nouvelles de TQS. M. Bourque disait que cette décision risquait
d’ouvrir la porte à un monopole qui profiterait à Quebecor.
Cette déclaration a été reprise par les autres médias, mais pas à
TVA, à la demande des patrons. Chez Quebecor, on ne veut pas
entendre ce discours.
Nous croyons, comme M. Bourque, qu’un monopole servirait très mal
la population de Québec s’il était laissé entre les mains d’un
homme qui montre si peu d’intérêt pour la qualité de l’information
locale.
D’ailleurs, chez Quebecor, on se ferme carrément les yeux sur
l’importance de l’information locale pour une ville comme Québec.
On le voit à la table de négociation dans les propos des
porte-parole et dans les demandes patronales. Ce qui compte avant
toute chose, ce sont les profits. Quebecor en fait même la preuve
depuis un an de ses priorités. Le contenu régional est pratiquement
absent du Journal de
Québec en raison du lock-out.
Tout cela se passe dans l’une des plus grandes entreprises de
presse du Canada. Quelle tristesse!
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