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2008-04-22
03:59:59Communiqué
Lise Payette signe un article dans le MédiaMatinQuébec à l’occasion du premier anniversaire du lock-out au Journal de QuébecQuébec, le mardi 22 avril 2008 – Lise Payette signe un article dans l’édition d’aujourd’hui du MédiaMatinQuébec, le quotidien gratuit que publient les employés du Journal de Québec en conflit depuis un an. Il ne s’agit pas d’une chronique régulière pour l’ancienne ministre du gouvernement Lévesque, mais d’un article publié à l’occasion d’un triste anniversaire: un an de lock-out au Journal de Québec. Pour souligner cette année de conflit, les syndiqués ont décidé de publier et distribuer une édition du MMQ au contenu augmenté et dont le triage a été porté à 70,000 exemplaires plutôt que les habituelles 40,000 copies.Au nom des 252 syndiqués du Journal de Québec, leur porte-parole, Denis Bolduc, a déclaré que les victimes du lock-out de Quebecor étaient «très touchées» par le geste et la présence de Lise Payette dans l’édition de ce matin. «Madame Payette est une femme libre qui n’a jamais renié ses principes, sa collaboration ne passera pas inaperçue.» On se rappellera que le départ de Lise Payette du Journal de Montréal avait fait grand bruit l’an dernier. À l’annonce du lock-out par Quebecor, Lise Payette signait une chronique dans le Journal de Montréal et dans le Journal de Québec. Se retrouvant publiée malgré elle dans un journal en conflit, elle a refusé que ses chroniques soient reprises à Québec. Selon ce que les différents médias en ont rapporté, Quebecor l’a informée qu’elle n’avait pas le choix. Elle avait alors répondu qu’elle n’avait «jamais franchi une ligne de piquetage de sa vie». Elle ajoutait aussi qu’il était «étonnant de vivre à une époque où la technologie fait en sorte qu'on se questionne sur nos principes. Franchir une ligne de piquetage par ordinateur, c'est la même maudite affaire.» Intitulé Les fameuses valeurs québécoises, l’article qu’elle publie ce matin pose la question suivante: A quoi est-on vraiment attaché dans ce Québec dont il paraît qu’on est si fier? Quelles sont ces valeurs «dont on dit qu’elles méritent qu’on se batte pour elles». Elle termine son texte en soulignant que «la mémoire devrait peut-être être une de nos valeurs non négociables comme peuple. Pour toujours.» Puis s’adressant directement aux victimes du lock-out de Quebecor, elle conclut par «Je me souviens! En fait, c’est ça que je voulais vous dire aujourd’hui. Je me souviens de vous. Depuis un an déjà.» L’article de madame Lise Payette peut être consulté sur le site Internet www.MediaMatinQuebec.com
(édition du 22 avril).
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