2008-04-20 09:30:00Communiqué

Casino de Montréal
Les croupiers déclenchent des moyens de pression dès lundi

Montréal, le dimanche 20 avril 2008 – Devant non seulement la lenteur, mais l’absence de négociation depuis quatre mois, les croupiers à l’emploi du Casino de Montréal vont exercer des moyens de pression, et ce, dès lundi matin.

Bien que le syndicat des croupiers (SCFP-FTQ) dispose d’un mandat de grève, il n’entend exercer pour le moment que des moyens de pression internes et administratifs. Le porte-parole des syndiqués, Jean-Pierre Proulx, signale que «les croupiers refuseront à compter de demain de combler les assignations de chef de table». Il explique que normalement le chef de table est un employé cadre, mais il arrive cependant que les croupiers doivent assumer cette fonction. «À compter de lundi, nous refuserons tous ces remplacements», a-t-il prévenu.

La convention collective des croupiers est échue depuis le 31 décembre 2006. Plus de 60 séances de négociation ont eu lieu depuis septembre 2006. Un conciliateur du ministère du Travail a été assigné dans ce dossier. La conciliation est toutefois au point mort depuis décembre 2007.

Au centre des négociations, se trouvent notamment les assurances collectives, le fonds de retraite et les questions soulevées récemment par l’ouverture des salons de poker électronique.

Le syndicat des 800 croupiers et croupières du Casino de Montréal est membre du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ).

Comptant 105,000 membres au Québec, le SCFP est présent dans plusieurs secteurs d’activités, entre autres, la santé et les services sociaux, l’éducation, les universités, les municipalités, l’hydroélectricité, les transports urbain et aérien, les communications, les sociétés d’État et organismes publics québécois. Il est aussi le plus important syndicat affilié de la FTQ.
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