2008-03-06
09:35:46Communiqué
Victimes de six attaques en moins d’un an, les
agents de Garda réclament des mesures pour assurer leur
sécurité
Montréal, le jeudi 6 mars
2008– En fin d’après-midi lundi, deux agents compagnie de
transport de valeurs Garda ont été la cible d’une attaque à la
mitraillette à la station de ski Mont-Avila, à Piedmont dans les
Laurentides. Au terme de l’attaque, le camion était criblé de
balles. Heureusement, les deux agents ont eu la vie sauve. Cette
attaque, la sixième à survenir depuis un an contre des agents de
Garda, soulève plusieurs questions qui s’adressent directement au
gouvernement Charest et au ministère responsable de la sécurité
publique.
Le 15 septembre 2006, le gouvernement québécois a adopté la
Loi sur la sécurité
privée. Cette loi encadre l'exercice des activités de
sécurité privée dans les secteurs du gardiennage, de la
surveillance ou de la protection de personnes, de biens ou de
lieux, de l'investigation, de la serrurerie, des activités liées
aux systèmes électroniques de sécurité, du convoyage de biens de
valeur et du service-conseil en sécurité.
À de nombreuses occasions, le syndicat national des convoyeurs de
fonds (SCFP-FTQ) a réitéré l'importance d'effectuer les opérations
de transport de valeurs à trois agents, plutôt qu’à deux. Pour
Daniel Carrière, président du syndicat des agents de Garda, la
présence de la troisième personne est essentielle. «Un troisième agent, qui reste à l'intérieur
du véhicule, peut effectuer la surveillance de l'environnement
immédiat et de la proximité du véhicule. En faisant le guet, il
permet d'assurer une meilleure sécurité.»
«Qu’attend le gouvernement attend
pour agir, s’exclame Daniel Carrière. La loi, par règlement, a créé un Bureau pour
établir des règles et dicter les lignes directrices aux employeurs
et aux employés dans l'exercice de leur fonction. Rien n’a été
fait. Nous attendons toujours les actions concrètes de ce fameux
BUREAU. Ce Bureau-là est-il vraiment sérieux? À moins que la Loi
ait été adoptée seulement pour faire bonne presse. Qu’attendent-ils
pour agir, qu'il y ait des morts?»
Daniel Carrière fait remarquer que les attaques sont de plus en
plus violentes, «Lundi, les
voleurs ont attaqué avec des mitraillettes, des dizaines et des
dizaines de balles! Il est plus que temps que tout le monde prenne
ses responsabilités, le gouvernement au premier chef, mais aussi
les employeurs», fait valoir le président du syndicat tout
en déplorant la concurrence commerciale qui s’exerce aux dépens de
la sécurité des travailleurs. «Pour maximiser le rendement à l’actionnaire,
ces entreprises réduisent leur coût d'opération et ce sont nos
membres qui sont directement touchés. En ce moment, il ne reste
plus qu'une seule entreprise qui fait le transport de valeurs à
trois hommes. Toutes les autres travaillent à deux, comme nous chez
Garda.»
Le SCFP représente quelque 2500 membres dans le secteur mixte au
Québec (débardeurs, employés de compagnies d’assurances et de
syndicats, de groupes sociaux et communautaires, de transport de
valeurs). En plus de ce secteur d’activité, le SCFP est présent
dans 10 autres secteurs, entre autres, la santé et les services
sociaux, l’éducation, les municipalités, les transports urbain et
aérien, les sociétés d’État et organismes publics québécois,
l’hydroélectricité et les communications. Comptant au total près de
105,000 membres au Québec, il est le plus important syndicat
affilié de la FTQ.
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