2008-02-13
11:36:50Communiqué
Relations de travail tendues à Lachute
Lachute, le mercredi 13 février
2008 – Les employées de bureau de la municipalité de Lachute
sont excédées par l’attitude de leur employeur. Les syndiquées,
membres du SCFP, sont sans contrat de travail depuis décembre 2005
et leur dossier est en conciliation depuis près d’un an.
«L’avocat embauché par la Ville
pour négocier ne fait rien pour régler, affirme Claude
Masson, conseiller syndical. Les
choses traînent en longueur et ça l’arrange sûrement, mais nous
voulons renouveler notre convention collective au plus tôt, il faut
avancer.»
Le syndicat déplore le comportement de l’avocat patronal qui
cherche à amenuiser ou contourner par tous les moyens les droits
prévus dans le précédent contrat de travail. «Pas question de laisser charcuter cette
convention. Nos demandes sont simples : l’application correcte de
la notion de service continu – sinon les salariées à temps partiel
peuvent être pénalisées – et l’intégration des travailleuses du
réseau de bibliothèques. Avec un peu de bonne volonté, on pourrait
facilement s’entendre», lance Claude Masson.
C’est cette bonne volonté qui manque, semble-t-il, et à plusieurs
échelons de l’administration municipale. Le syndicat déplore que la
gestion des ressources humaines soit vue plus comme une opération
comptable qu’une façon d’établir de bonnes relations de travail. Et
les exemples sont légions. «Dans
le cas d’une absence pour maladie couplée au départ à la retraite
d’une travailleuse comptant plus de 30 ans de service, c’est
uniquement grâce à une intervention directe au maire que nous avons
pu nous entendre. Ce n’est pas normal. Les cadres devraient être en
mode solution au lieu de faire de l’obstruction», de
conclure le conseiller du SCFP.
Le SCFP représente environ 70% de l’ensemble des employés
municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le SCFP est
présent dans 10 autres secteurs d’activités au Québec, entre
autres, la santé et les services sociaux, l’éducation, les
transports urbain et aérien, l’hydroélectricité, les sociétés
d’État et organismes publics québécois et les communications.
Comptant au total plus de 100,000 membres au Québec, il est le plus
important syndicat affilié de la FTQ.
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