2012-06-01 13:51:24
Réplique des cols bleus au communiqué de la
Ville de Québec
- les cols bleus rappellent à l’administration
Labeaume qu’ils sont en grève des heures supplémentaires pour les
activités régulières, les cols bleus effectuent des heures
supplémentaires uniquement pour les services essentiels tels que
prescrit par la loi et convenus devant la Commission des relations
du travail;
- les cols bleus rappellent que lorsque l’administration municipale
a mis à pied 162 auxiliaires, la Ville ne semblait pas s’émouvoir
des horaires de travail modifiés par les mises à pied, ni non plus
des services dont la population était privée;
- depuis plusieurs semaines, l’administration Labeaume a été avisée
de la grève des cols bleus et de ses répercussions;
- cette grève légale est une première en 30 ans, elle est le
résultat du contexte général des relations de travail et de
l’atmosphère malsaine que l’administration Labeaume cultive à
l’égard de l’ensemble de ses employés depuis plusieurs années;
- les cols bleus déplorent la situation et encouragent la
population à soutenir financièrement l’Opération Enfant Soleil par
d’autres moyens que le pont payant.
Les représentants syndicaux n’entendent pas ajouter d’autres
commentaires à ceux contenus dans ce communiqué.
Rappel des faits
Les cols bleus sont au nombre d’environ 1350 et n’ont pas exercé de
droit de grève depuis plus de 25 ans. Ils sont sans contrat de
travail depuis le 31 décembre 2010. Les négociations entre les cols
bleus et la Ville de Québec ont commencé en février 2011. Treize
séances de négociation ont eu lieu entre les parties depuis février
2011, dont quatre en présence d’une médiatrice nommée par la
ministre du Travail.
Les pourparlers entre les parties se sont rompus abruptement le
jeudi 12 avril quand les cols bleus ont découvert une note interne
du directeur général de la Ville préfigurant des compressions à
grande échelle. Tout en reconnaissant l’existence de ce document,
le maire Labeaume en a minimisé l’importance disant qu’il ne
s’agissait que du travail «d’un
fonctionnaire», rien de plus qu’un «document de travail». Le 17 avril, la
Ville a tout de même procédé à la mise à pied de 162 employés
auxiliaires.
Cette manœuvre a été contestée devant la CRT qui a conclu qu’il
s’agissait d’un lock-out illégal et de représailles à l’endroit des
syndiqués
(http://www.crt.gouv.qc.ca/uploads/tx_crtdecisions/2012_QCCRT_0198_01.pdf).
Tout en notant que la population n’avait pas reçu les services
auxquels elle était en droit de s’attendre, la CRT a ordonné le
retour au travail des 162 auxiliaires.
Le 17 avril en soirée, plus de 950 employés cols bleus
participaient au vote secret et accordaient à leur direction
syndicale le mandat de déclencher la grève au moment jugé opportun.
Depuis le 24 mai, les cols bleus sont en grève légale des heures
supplémentaires, le tout encadré par la Loi sur les services
essentiels.
Le SCFP
Comptant plus de 111,000 membres au Québec, le SCFP représente
environ 70% de l’ensemble des employés municipaux au Québec, soit
29,400 membres. Le SCFP est de plus présent dans les secteurs
suivants: les affaires sociales, les communications, l’éducation,
l’énergie, les sociétés d’État et organismes publics, les
transports aérien et urbain, le secteur mixte, ainsi que les
universités.