2009-03-19
06:30:00Communiqué
L’ONF c’est la liberté!
Montréal, le jeudi 19 mars
2009 – Lorsqu’un cinéaste chevronné tel Co Hoedeman parle de
l’Office national du film (ONF), c’est en toute connaissance de
cause. Gagnant d’un oscar en 1978 pour le court métrage d’animation
The Sand Castle, le
réalisateur a pu apprécier au cours des années l’apport singulier
de cette institution. Pour lui, l’ONF est non seulement le cœur de
la culture cinématographique canadienne, mais «la seule place ici où l’on puisse faire des
films librement». C’est ce qu’il affirme dans une courte
vidéo rendue publique aujourd’hui par le Syndicat canadien la
fonction publique (SCFP-FTQ) et disponible sur YouTube, scfp.qc.ca
et cupe.ca.
Dans son témoignage, le cinéaste insiste sur le fait qu’à l’ONF
«les créateurs jouissent d’une
grande liberté pour exprimer ce qu’ils pensent». Pour cela,
et parce que l’ONF a été à l’avant-garde dans bien des domaines, il
«faut garder cette institution,
car ses films sont à l’image de notre culture». C’est aussi
un joyau qui nous permet de rayonner à l’échelle internationale.
«L’ONF, c’est notre carte de
visite à la grandeur de la planète», souligne Co Hoedeman.
Une institution en danger
Pourtant, cet organisme unique est aujourd’hui menacé. Les gels de
budgets et les coupures de ressources et de personnel mettent à mal
la réalisation même de la mission de l’ONF. Un constat partagé par
Co Hoedeman qui ne cache pas sa profonde préoccupation :
«Je suis très très inquiet pour
l’avenir de l’ONF qui suffoque à cause de toutes les restrictions
qu’on lui impose et du manque de soutien financier».
Rappelant les nombreux programmes coupés avec les années, Hoedeman
soutient même qu’il est devenu «difficile d’y travailler» et que
l’Office «n’arrive plus à bien
jouer son rôle».
Rappelons que depuis 15 ans l’Office a vu son budget amputé de 17
%. Ces compressions ont considérablement miné les capacités de
l’ONF à créer et produire des œuvres originales. Pendant le même
laps de temps, les employés de l’organisme fédéral ont vu leurs
rangs fondre comme neige au soleil, passant de 723 salariés à
seulement 356 en 2007.
Depuis sa fondation en 1939, l'ONF a créé plus de 13,000 titres,
remporté au-delà de 5000 récompenses, plus de 90 prix Génie, obtenu
plus de 70 nominations aux oscars, tout en décrochant 12
statuettes.
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) est fier de
compter parmi ses membres quelque 260 employés et artisans de
l’ONF. Comptant 7000 membres dans les communications au Québec, le
SCFP est présent dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé
et les services sociaux, l’éducation, les transports urbain et
aérien, les sociétés d’État et organismes publics québécois,
l’énergie et les municipalités. Avec plus de 105,000 membres, le
SCFP est le plus important affilié de la FTQ.
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