2009-01-15
11:23:42Communiqué
Les RMU d’Urgences-santé déposent une plainte à la
Commission de l’équité salariale
Montréal, le jeudi 15 janvier
2008 – Les dirigeants de la Corporation Urgences-santé
devront expliquer devant la Commission d’équité salariale pourquoi,
depuis plus de deux ans, ils refusent d’entreprendre les travaux
pour faire cesser la discrimination salariale envers les répondants
médicaux d’urgence (RMU). Le SCFP, qui représente ces employés, des
femmes en très large majorité, vient en effet de déposer une
plainte auprès de la Commission parce que l’employeur n’a toujours
pas formé de comité d’équité salariale.
Le 29 septembre 2006, le syndicat faisait par écrit une première
demande d’entamer les travaux en équité salariale dans le cadre
d’un programme distinct. Les demandes, tant verbales qu’écrites, se
sont multiplié depuis, mais sans succès. L’employeur prétend que
les négociations pour le renouvellement de la convention collective
ne lui permettent pas de mener ces deux dossiers de front. Un
prétexte pour ne pas agir selon le président du syndicat, Martin
Doyon : «Si le petit groupe que
nous sommes est capable de négocier un contrat de travail tout en
procédant aux travaux sur l’équité salariale, j’imagine
qu’Urgences-santé est en mesure de le faire aussi. De toute
évidence, ils cherchent des excuses pour ne pas procéder. C’est
dommage d’avoir à recourir à la Commission, mais l’employeur a des
obligations légales. Il faudra que quelqu’un le rappelle à l’ordre
et le force à mettre fin à la discrimination subie par les
RMU.»
Le travail des RMU
Les RMU sont les personnes qui décident, pour les régions de
Montréal et de Laval, de l’envoi d’une ambulance et donnent des
conseils médicaux aux proches de victimes pendant que l’aide est en
route. Leur formation est exigeante et ils font face tous les jours
à des appels de personnes en détresse qui ont perdu ou risquent de
perdent des êtres chers à cause d’accidents, de tentatives de
meurtre, de tentatives de suicide, d’overdoses ou d’autres drames.
Ces travailleurs et ces travailleuses sont sans contrat de travail
depuis décembre 2003 et touchent 32% de moins que les préposés du
9-1-1 de la Ville de Montréal qui effectuent des tâches similaires.
Pour en savoir plus sur la nature du travail des RMU, visionnez une
vidéo de 11 minutes sur le travail quotidien des RMU, en ligne à
l’adresse suivante www.appuyonslesrmu.com, ou le reportage du 1er
novembre de l’émission Enquête de la télé de Radio-Canada,
(http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/enquete/) qui résume la
situation dans laquelle se retrouvent quotidiennement les RMU.
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) représente
quelque 20,000 membres dans la santé et les services sociaux au
Québec. En plus de ce secteur d’activité, le SCFP est présent dans
10 autres secteurs, entre autres, l’éducation, les municipalités,
le transport urbain, le transport aérien, les sociétés d’État et
organismes publics québécois, l’hydroélectricité et les
communications. Comptant au total plus de 105,000 membres au
Québec, il est le plus important syndicat affilié de la FTQ.
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