2008-07-17
10:37:00Communiqué
Garda doit poser des actions concrètes
Montréal, le jeudi 17 juillet
2008 – Triste bilan pour la compagnie de transport de
valeurs. Les attaques contre les employés et les camions de Garda
continuent de plus belle. Le syndicat se questionne sur l’inaction
du Bureau de la sécurité publique dans ce dossier, et surtout en
regard de l’insistance de Garda de maintenir, en période de
négociations, leur demande de passer à deux hommes en tout temps.
Comme action concrète Garda doit intervenir politiquement et non
seulement offrir des récompenses de 100 000 $ pour soi-disant
protéger la sécurité de ses employés. Il faut des gestes concrets
qui se reflètent au quotidien, et surtout à la table de
négociations.
Rappel des faits
En 2007, des agents sont victimes de quatre attaques majeures. En
décembre, deux hommes armés font irruption au domicile d’un employé
dans l’intention de kidnapper sa femme et ses enfants en espérant
ainsi pouvoir s’emparer d’un camion. Le 4 avril, deux individus
braquent un camion de Garda à l’arme automatique et à l’arme de
poing et s’emparent de sacs d’argent. Le 20 juin, à la sortie d’une
caisse populaire, trois voleurs s’emparent de quelques sacs
d’argent après avoir aspergés les agents de poivre de cayenne. Le
27 juillet, une autre tentative de vol, encore au poivre de
cayenne, près d’une succursale de la SAAQ. Cette fois, l’homme
repart bredouille.
Pour 2008, trois incidents sont relevés. Le 31 janvier, nouvelle
attaque au poivre de cayenne : les voleurs s’enfuient avec des sacs
d’argent. Le 3 mars, une attaque corsée par quatre individus munis
d’armes automatiques. Un agent est frappé à la tête et plusieurs
coups de feu sont tirés. L’un des voleurs est atteint d’un
projectile. Mais cette fois l’opération échoue, rien n’est pris.
Enfin, le 2 juillet, les attaquants prennent la fuite avec le
contenu du camion après avoir ligoté et bâillonné les agents.
Rappelons que, dans les derniers dix-huit mois, tous les vols à
mains armés perpétrés l’ont été contre des équipes à deux agents.
«En plus des pertes nettes lors des vols, des montants exorbitants
offerts en récompense, l’employeur doit faire face aux
augmentations de primes d’assurances et à la hausse des primes de
CSST pour les agents blessés physiquement et psychologiquement,
déclare Daniel Carrière, président du syndicat des convoyeur(e)s de
fonds de Garda. L’employeur pourrait éviter ces pertes monétaires
et les traumatismes à nos membres en payant un homme de plus, soit
trois hommes en tout temps. Il ne faut pas attendre qu’il y ait
mort d’homme avant d’agir, mais cela semble bien loin dans ses
priorités. Il faut également que le gouvernement intervienne
rapidement pour que cesse la concurrence déloyale entre les
transporteurs de valeurs, ce qui menace la sécurité des employés et
du public.»
Le SCFP représente quelque 2500 membres dans le secteur mixte au
Québec (débardeurs, employés de compagnies d’assurances et de
syndicats, de groupes sociaux et communautaires, de transport de
valeurs). En plus de ce secteur d’activité, le SCFP est présent
dans 10 autres secteurs, entre autres, la santé et les services
sociaux, l’éducation, les municipalités, les transports urbain et
aérien, les sociétés d’État et organismes publics québécois,
l’hydroélectricité et les communications. Comptant au total près de
105,000 membres au Québec, il est le plus important syndicat
affilié de la FTQ.
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