Modernisation des services de télécommunications, on veut des retombées économiques régionales pour la Côte-Nord

Des syndicalistes de la Côte-Nord ont tenu cet après-midi à Sept-Îles, une conférence de presse au cours de laquelle ils ont exigé des gouvernements fédéral et provincial des retombées économiques directes pour la région, et ce, en faisant appel à leurs propres travailleurs de même qu’aux entreprises locales dans la mesure où ces travaux peuvent leur être confiés.

Rappelons que le gouvernement québécois a annoncé le 29 mai dernier qu’un montant de 23,3 millions de dollars sera investi dans la réalisation de ce projet de modernisation du réseau de télécommunication. Les gouvernements québécois et canadien y contribuent, en parts égales, pour une somme totale de 22,1 millions de dollars. La Société TELUS Communications, qui réalisera les travaux, investit pour sa part 1,2 million de dollars.

Bien que le mouvement syndical se réjouisse de cette mise à niveau du réseau, qui va permettre aux citoyens d’accéder à Internet haute vitesse et à un service de téléphonie cellulaire amélioré, il s’inquiète de voir des firmes externes venir exécuter ces travaux en amenant avec elles leur propre main-d’œuvre et leurs fournisseurs externes.

« Nous allons insister pour qu’un maximum de tâches soit confié à des gens de la région. Les gens de la Basse-Côte-Nord ont besoin de ces emplois et on ne va pas laisser se reproduire ce qui s’est passé en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent ! », d’avertir Denis Bolduc, président du SCFP-Québec.

Deux expériences passées de déploiements de fibre optique par TELUS en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent ont laissé une certaine amertume chez les groupes de travailleurs de ces régions.

Ce déploiement de fibre avait généré peu de retombées locales, compte tenu du très grand nombre d’entreprises de l’extérieur de la région qui étaient présentes sur le territoire. Cela avait donné lieu à des manifestations en Gaspésie et à une sortie publique du Conseil régional FTQ.

« Il ne faut pas que ce scénario se répète, bien qu’il s’agisse, cette fois, d’un projet avec une technologie différente. C’est l’argent de nos impôts qui finance ces travaux, ce serait important que ça fasse travailler notre monde aussi. Les gouvernements doivent exiger de Telus qu’elle recoure le plus possible à ses propres travailleurs de même qu’aux entreprises locales », conclut Alain Caron, président du Conseil provincial du secteur des communications (CPSC) du SCFP-Québec.

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