Marquage des rues à Montréal : les cols bleus tendent la main

Depuis quelques semaines, plusieurs citoyens et élus ont élevé la voix face à la situation du marquage des rues, des ruelles et des pistes cyclables. Cette problématique a été signalée plusieurs fois déjà dans les dernières années par Le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal.  Avec plus de 150 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires depuis 2015, les équipes de marquages accusent des retards de plus en plus importants chaque année, même s’ils travaillent sans relâche afin d’offrir une qualité de service auxquels les citoyens sont en droit de s’attendre.

Les cols bleus sont aussi conscients que ces retards représentent des inconvénients pour bien des gens à Montréal et suscitent le mécontentement. « Nos membres sont bien placés pour observer que cette situation crée de la confusion dans les rues montréalaises et augmente les risques pour l’ensemble des usagers. La Ville doit se donner les moyens de ses ambitions », a ajouté Hans Marotte.

Par ailleurs, les membres de la section locale 301 voient d’un très bon œil l’exercice d’évaluation qu’entend mener le nouveau directeur général de la Ville, Serge Lamontagne. « Nous sommes sur le terrain tous les jours, nous connaissons les bonnes pratiques. Si nous pouvons être utiles à l’administration municipale au cours de ce processus, nous en serons bien fiers. Nous ne faisons pas partie de la solution, nous sommes la solution », a renchéri Hans Marotte.

La mairesse Valérie Plante et son équipe semblent vouloir s’attaquer à ce dossier négligé par ses prédécesseurs pour enfin redonner la charge et la gestion complète à la Ville-Centre, service central de marquage. Cela permettrait une gestion efficace pouvant prévoir en amont l’ajustement des ressources internes nécessaires à l’entretien du réseau en expansion.

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