Manifestation des brigadiers scolaires de Drummondville au conseil de la Ville

Ce lundi en soirée, une quarantaine de brigadiers scolaires de la Ville de Drummondville ont manifesté pacifiquement devant l’hôtel de ville. Immédiatement après, ils ont assisté à la séance du conseil. Leurs représentants ont pris la parole lors de la période de questions.

Les brigadiers réclament une première convention collective. Les négociations piétinent toujours après plus d’un an de travaux.

«Ce soir, nous nous sommes adressés aux élus municipaux de Drummondville. Nous leur avons demandé si les écoliers, la sécurité routière et le respect des employés municipaux figurent bien au sommet de leurs priorités. Nous leur avons rappelé que la Ville est en bonne santé financière, et que conséquemment, elle a le devoir de négocier des conditions de travail décentes pour ses brigadiers scolaires», a résumé Nina Laflamme, conseillère syndicale au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

«Le processus de négociation d’une première convention collective traîne en longueur. Les brigadiers scolaires ont été patients, mais le ras-le-bol commence à s’installer. Il est temps de régler pour que la rentrée scolaire se prépare dans l’harmonie», a lancé Nina Laflamme.

Le syndicat déplore en particulier la volonté de la Ville de réduire les conditions de travail des brigadiers remplaçants. Il regrette aussi une fâcheuse tendance de la partie patronale à proposer des articles de convention collective vagues ou ambigus.

Rappelons que le 12 juin dernier, en assemblée générale, les brigadiers ont rejeté l’entente de principe survenue le 11 mai dernier entre la Ville et la section locale 5273 du SCFP. Par la même occasion, ils ont voté en faveur d’un mandat de grève, à exercer au moment jugé opportun.

Au moment d’obtenir leur accréditation syndicale, les brigadiers recevaient des salaires à peine plus élevés que le salaire minimum et ce, depuis une vingtaine d’années. Ils ne sont pas habillés de façon conforme, ni uniforme, ne bénéficient d’aucun congé de maladie ou mobile et connaissent des difficultés administratives avec l’employeur.

Comptant près de 115,000 membres au Québec, le SCFP représente environ 70% de l’ensemble des employés municipaux au Québec, soit 32,240 membres.

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