Réadaptation et rééducation en péril
L’Institut Philippe-Pinel va-t-il amputer sa mission?

Le syndicat représentant les employés de l’Institut Philippe-Pinel fait part d’une grande inquiétude quant à l’avenir de l’établissement. Les rumeurs de changement de mission se confirment puisque ce mardi, le conseil d’administration a annoncé l’abolition prochaine de postes de sociothérapeutes.

Pour le syndicat, cela concrétise une réduction de la mission de réadaptation et de rééducation. Ce changement risque d’entraîner une perte d’efficacité des traitements. Il risque aussi d’alourdir le fardeau du reste du réseau de la santé et des services sociaux, qui prend en charge les patients après leur séjour à l’Institut. Paradoxalement, l’Institut est en période d’augmentation budgétaire.

Le syndicat précise que l’incertitude qui pèse présentement sur les employés est néfaste pour leur climat de travail et leur sécurité.

«L’Institut Pinel est à son meilleur quand, entre autres, la réadaptation et la rééducation sont au cœur des moyens employés pour soigner les patients. Ce sont des outils incontournables pour maximiser les résultats et faire en sorte que les patients soient moins dangereux pour eux-mêmes et pour la population. Nous sommes extrêmement inquiets de voir l’Institut s’apprêter à éliminer une partie de son expertise. C’est un risque à ne pas prendre pour la société québécoise», selon Sylvain Lemieux, président de la section locale 2960 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

«Mardi, nous nous sommes fait dire assez cavalièrement par la direction qu’il faudra attendre au 22 novembre pour en savoir plus sur les pertes d’emplois. Cette incertitude est d’autant plus difficile à accepter que cette réorientation est, selon nous, une erreur», d’ajouter Vincent Roy, sociothérapeute de près de sept ans d’expérience.

La section locale 2960 du SCFP représente les quelque 700 employés de l’Institut Philippe-Pinel. Ils exercent des fonctions telles qu’infirmière, sociothérapeute, agent d’intervention/garde, commis-surveillant d’unité, préposé à l’entretien ménager, préposé au service alimentaire et agente administrative.

Comptant près de 118,500 membres au Québec, le SCFP représente près de 24,000 membres dans le secteur de la santé et des services sociaux au Québec.

Partagez!