Importante victoire en équité salariale à l’UQAM

Après six années de persévérance et de ténacité, les salariés de l’UQAM qui n’avaient pas reçu leur plein montant de rétroactivité compte tenu de la méthode de calcul préconisée par l’employeur lors du versement des ajustements d’équité pourront enfin recevoir ce qui leur est dû.

«Suite aux recommandations du SCFP, l’ensemble des constituantes du réseau UQ avaient déposé des plaintes à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) compte tenu de certaines irrégularités dans les montants versés aux titulaires des emplois occupant des échelons inférieurs», explique la coordonnatrice du service de l’évaluation du SCFP, Édith Cardin.

Le Tribunal administratif du travail (TAT) a rejeté la contestation de l’UQAM et a confirmé la décision émise par la CNESST à l’effet de payer la portion manquante des ajustements salariaux requise pour combler la totalité des ajustements déterminés par le Comité d’équité salariale pour les catégories à prédominance féminine du groupe «Bureau» avec intérêts, et ce à compter du 1er juin 2004.

«Il s’agit d’une victoire importante pour le droit des femmes à une rémunération exempt de discrimination », nous rappelle Josée Aubé, coordonnatrice du service des droits de la personne du SCFP qui a plaidé le dossier au TAT.

Lorsque l’UQAM procède au calcul des ajustements, elle change à la baisse, pour plusieurs personnes salariées le montant des ajustements nécessaires pour corriger la discrimination systémique constatée en novembre 2001. Elle ne peut faire un nouveau calcul qui implique que les salariés des échelons inférieurs ne bénéficient pas des ajustements prévus parce que le taux maximum de leurs échelles a été modifié. L’employeur ne peut refaire unilatéralement le travail du Comité et le changer.

La présidente du syndicat des employés (SEUQAM), Thérèse Fillion, espère que l’employeur UQ n’ira pas plus loin dans sa démarche et qu’il cessera ces contestations onéreuses, non justifiables et éthiquement inappropriées envers ses salariées.

«Les universités sont des entreprises qui doivent contribuer à l’éducation et à la culture, mais aussi promouvoir des valeurs sociales importantes comme une rémunération exempte de discrimination dans le respect du travail des femmes qui composent une majorité de leur personnel et, par conséquent, et de la Loi sur l’équité salariale», a rajouté Madame Fillion.

Le SCFP consacre plusieurs ressources qui effectuent une veille constante afin d’assurer l’atteinte, mais aussi le maintien de l’équité salariale dans ses milieux de travail pour les membres qu’il représente.

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