Une belle entente de sept ans pour les cols blancs de Varennes

Les 65 cols blancs de la Ville de Varennes ont signé une convention collective de sept ans avec les représentants patronaux de la municipalité. Cette convention qui sera valide jusqu’en 2023 prévoit des augmentations de 18,75% pour sa durée.

Parmi les gains obtenus pour les membres, mentionnons l’ajout d’un délai pour l’affichage d’un poste à combler, l’obtention de trois congés mobiles additionnels, l’ajout de libérations syndicales ainsi que l’obligation pour les parties de discuter d’un problème avant de déposer un grief. Un mécanisme en cas d’évaluation des fonctions ainsi qu’un meilleur accès à la formation remboursée à 50% lors de l’inscription, et l’autre 50% lors de la réussite du cours ont également été négociés entre les parties.

« Nous sommes très satisfaits de cette entente. Nous pouvons dire que nous avons une amélioration de la conciliation travail – vie personnelle avec l’ajout des mobiles, des congés sans solde de courte durée, ainsi que l’ajout d’un programme de retraite avec réduction de temps de travail et de salaire ce qui permet l’accessibilité à la retraite progressive plus rapidement (10 ans plutôt que 15 ans) », de se réjouir Marie-Claude Lessard, conseillère du SCFP.

Du côté des brigadiers, un important rattrapage a été négocié. Trente minutes quotidiennement ont été obtenues pour leurs déplacements. Ils auront également droit à une banque de neuf congés mobiles, douze jours fériés, six congés pédagogiques, ainsi qu’à deux à trois semaines de vacances payées annuellement, ce qui constitue un gain majeur pour les brigadiers. De plus, les allocations ont été considérablement augmentées pour payer le coût de leurs vêtements de travail.

« Nous avons également accepté de modifier la façon dont l’employeur payait sa part des assurances, car, il s’agissait avant d’un travail colossal de voir à ce que le ratio soit respecté et parfois, était inéquitable envers les membres. La nouvelle façon de faire sera équitable pour tous et de beaucoup simplifiée pour l’employeur tout en respectant la répartition employeur/employé », d’ajouter madame Lessard.

Une lettre d’entente a également été signée afin de revoir les horaires des employés de bibliothèque. Un comité sera créé dans les 30 jours de la signature de la convention, afin de ne pas retarder la signature et de permettre aux salariés, si possible, d’avoir un maximum de congés tout en respectant les besoins de l’employeur.

« Cette magnifique entente, qui s’est déroulée dans le respect mutuel, constitue une autre preuve que le secteur municipal n’avait pas besoin d’une loi pour arriver à des ententes satisfaisantes entre les parties », de conclure Michel Dumont, président de la section locale 1965.

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