Après un an de lock-out, le SCFP toujours solidaire avec les syndiqués de l’aluminerie de Bécancour

Aujourd’hui, cela fait exactement un an que plus d’un millier de travailleuses et de travailleurs de l’aluminerie de Bécancour (ABI) ont été mis en lock-out. Malgré un processus de médiation dirigé par l’ancien premier ministre Lucien Bouchard, les négociations n’avancent plus, l’entreprise exigeant même davantage de concessions qu’au début de ce conflit qu’elle a elle-même déclenché.

Pour souligner l’anniversaire de cet acte odieux, des syndiqués ont tenu une manifestation cet après-midi devant le bureau du député provincial de la région.

Le président du SCFP Québec, Denis Bolduc, tenait à réitérer sa solidarité envers ces syndiqués qui ont vu leur vie basculer depuis un an. Les lockoutés sont sans revenu de travail, ce qui affecte grandement l’économie de la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

« Le SCFP est fier de soutenir financièrement ce groupe de travailleuses et travailleurs qui, chaque jour, fait preuve de détermination et de beaucoup de courage en se dressant devant cette multinationale », a déclaré Denis Bolduc. Ce dernier a salué également toutes les sections locales du SCFP qui apportent leur soutien financier aux lock-outés.

Denis Bolduc ainsi que plusieurs observateurs croient que des contrats généreux négociés entre Hydro-Québec et cette entreprise permettent ce genre d’abus envers les syndiqués. Une des clauses du contrat stipule qu’ABI n’a pas à payer Hydro-Québec dans un cas comme un lock-out.

« Chaque semaine, Hydro-Québec est privée de plusieurs millions de dollars en frais d’électricité que ne paie pas l’entreprise durant le lock-out. Le gouvernement doit éliminer ce type de clauses de tous ses contrats avec les entreprises. À défaut, il déséquilibre le rapport de force et contribue à prolonger les conflits », de conclure Denis Bolduc.

L’Aluminerie de Bécancour (ABI) est détenue à 75 % par Alcoa Canada et à 25 % par Rio Tinto.

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