Turbulences en vue à l’Université de Montréal

Hier, les quelque 225 employés membres du Syndicat des employés(e)s d’entretien de l’Université de Montréal ont donné un sérieux vote de confiance à leur représentant en votant massivement pour le recours à des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale.

Ces travailleurs sont sans contrat de travail depuis le 31 mai 2014. Les négociations pour le renouvellement de leur convention collective ont débuté au printemps 2015, et depuis, elles piétinent, malgré la vingtaine de rencontres qu’il y a eu entre les parties.

L’enjeu majeur de cette ronde de négociation est le déménagement prochain d’une partie des activités du campus principal vers les nouveaux édifices de l’université actuellement en construction à Outremont. Selon l’estimation syndicale, près de 60 % des activités seraient déplacées vers ces nouvelles bâtisses.

La partie patronale voudrait exclure ces employés de ces nouvelles installations pour confier leurs tâches à une main d’œuvre externe (sous-traitance), ce à quoi s’opposent vivement les représentants syndicaux.

«La demande de l’employeur est inacceptable. Il s’agit de l’avenir de nos emplois et jamais nous n’allons céder à celle-ci», de déclarer Mario Grégoire, président du Syndicat des employés(e)s d’entretien de l’Université de Montréal (SCFP 1186).

Les membres ont voté à 94% en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Cela fait dire au conseiller syndical du SCFP, Richard Quesnel: «Les syndiqués du SCFP 1186 viennent d’envoyer un signal clair à la direction de l’Université sur leur capacité à se mobiliser en appui à leur comité de négociation et nous allons mettre toutes les ressources et l’énergie nécessaires pour négocier une entente acceptable pour les deux parties».

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